V. — SYSTKMi: DICS CUOYANCi:S RATIONNLLLES
n. Sature île ta crot/ance. — 1). (^roi/ances nécessaires : l' (Une et le corps. — c. lAiniles de la croyance. (Crilirjiie du mécanisme. Valeur de la science. Problème de l'exislence de Dieu.)
a. Nature de la croyance.
Ce qm' tend bien à prouver qu'il y a dans les principes ratiomiels un fond commun, irréductible à la connaissance de soi, c est qu'ils existent dans le sentiment conftis de l'existence, qui précède l'apparition de la personnalité distincte. (( La relation de sid)stanlialité, dit M. de lîiran, est renfermé!^ dans les intuitions et les affections qui sont avant le moi. Mais cette relation n'est connue distinctement qu'a- |)rès la naissance du moi (^t par suite après la relation de la causalité '. » ()uand lame est encore réduite à la vie affective ou intuitive, elle croit spontanément à ce qu'elle se représente, comme le manifestent les réactions qui s'ensuivent ; croyance aveugle, l'àme ne sait pas encore ce quelle croit! Dans La vie sensitive, la croyance s'attache à des faits complets ; nous croyons à l'existence d'êtres cachés sous les apparences sensibles ; cette tendance à croire à la réalité objective des corps que nous percevons ou imaginons est si naturelle que nous y croyons avant de croire à notre propre existence substantielle, et que nous commençons à concevoir celle-ci, sous raison de matière, ainsi que le remarque