Naville, II
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l'aNTHIU)|M»LOGIE de MAINE DE lUUA.N
instruire. Or roxpéricnco nous apprend ce qui arrive, mais sans nous ex[)!i(|uer poiircpioi, c'est-à-dire sans nous en donner les raisons, et surtout, elle est tout à fait incapable de démontrer que les choses n'auraient pas pu se passer autrement. Ainsi le m(''canisme, tel ({ue l'entend Descartes, ne pourra jamais expliquer les faits physiques, tels qu'ils nous a])paraissent. 'J'out ce qw le savant peut faire, c'est de constater dans (pielles circonstances, ils se produisent, dans quel ordre de succession ou de coexistence; et sur ce point, on ne peut avoir que des connaissances probables, c'est-àdire des opinions, non des certitudes.
Il exist(î cep(M)(laiil certains ])hénomrnes physi(jues comme les propriétés de la lunn'ère ou des cordes vibrantes qui peuvent être dépouillés de hMirs qualités, sans être modiliés dans Icui- nature. Ce qui le prouve, c'est (pic l'aveui'h* Saunderson a pu démontrer toules les j)ropriétés de la lumière et tous les résultats purement mathématiques de la direction des rayons en lii:>:ne droite... ; de même un sourd j)uurrait déduin^ toute la théorie acousticpic d(\s propriétés de la corde vibrante, des rapports numéri(iues des vibrations avec la longueur, l'épaisseur des cordes'. Ces faits |)euvent être considérés comme d(\s faits anal()iru(\s aux faits mécaiii(pies. tels (pie la chute des corps, ou le mouvement des planètes autourdu soleil. Mais I explication mécnnistede ces faits, quoiipi'elle semble, à première vue, être mi(uix appropriée à leur nature, est elle-même inadmissible aux yeux (h^ M. de Uiran, et procède de la même erreur londamentale que les hypothèses explicatives des faits physiqiK^s.
Pour expli(juer le mouvement des astres et les dilTérenls phénon)èn(^s astronomiques, Descartes part des natures simples et recherche la combinaison la plus simple qui pourra en rendre compte. Pour expliipier les mouvements planétaires et les rattacher à leur véritable cause, il imayi-