‹ Essai sur l'anthropologie de Maine de Biran [microform]Chapitre 133 sur 178 · Cousin, IV, 162, noie · texte numérisé non relu

Cousin, IV, 162, noie

L AXTHROI'OLOGIE DE MAINE DE BIRAN

meut, (lo h>!l(^ sorte que le cniir sert en quel((ue sorte de médiateur cuire notre peiiséc et l'absolu quelle a pour objet'.

Mais ces sentiments inelTables, ces aspirations, ces élans niomr'Filanrs de noire àme vers des vérités sublimos quon pressent plutùl (ju'on ne les conroil, nous ne pouvons i)as les séparrr, non pas sans doute de véritables notions, déterminées comme» l(\s notions ré f1o. vives, mais plutôt de certaines iudntious, (rilluniinatioub .xnaiaines (pii se prodiu'stMil dans une lumière plus pure encore ([uc c* lie i\r la réllexion, et dont elles iw send>lent pas se distingucM'. Tandis (pie nos conception- lial)ituclles sont n^vétues des formes de lespace et (lu tem]).^, rrs révélations n'ont rien de sensible ou dimaj^nnaire : (( Ce n'est pas seubMuent, dit M. de jîiran, une conception, luie entente de paroles, c'est une su«'i«o';tion inléiiciu-c (U^ lenr sens le plus profond et le seul vrai-. » La conq)araison faite dans la l{ej)i(hli(j/ff' du souverain bien avec le soleil, est très frappanle, et remanpiablemenf jusfe dans son appliralion aux vérités intel!(M-(uelIes et morales, et à la mani('re dont noln^ esprit les perçoit \ On y trouve presque le sublime de ces paroi. \s divines de révangile desaini Jean : (( Krat lux vera (pia' illuminât omnem bominem vementi'm in iiniic nmndum, et Lux lucel in fen«d)ris et tenebra> eam non compreluMiderunl . » <( Ce que la lumi('re du soleil est dans 1<' monde sensible j)ar rapport à la vue du corps ou aux objets j)erçus, le souverain bien ou 1 esprit de Dieu lest par rapport à l'«Mi(endement et aux êtres intelli^n'bles '*. » Ainsi M. de lîiran est amené à admettre au fond de nous-mémc» une pensée vivant(% quoi<|ue indél«M-minée, et (pi'elle p(M'de sa lumièrt^ r\\ si^ développant ou .se lixant à lun des siniies matériels du lanya^e. Il y a une vérité en nous que nous ne faisons pas, (jui nous est domiée, et dont nous sommes les

i. Navillo. ill. i\). Fonde/nenf de lu morale el de la religion. ■2. Journal intime. 14 avril 18£0, NavlllciMiS.

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