‹ Essai sur l'anthropologie de Maine de Biran [microform]Chapitre 136 sur 178 · Naville, id., ool. Anlhropoloipe · texte numérisé non relu

Naville, id., ool. Anlhropoloipe

LA ME DE LESrmT

d mdéterminé étaient de même présentes à l'àme avant que nous les remarquions'. Que sont donc ces vérités éternelles, ces inspirations propbétiques ? Ce sont les attributs bien plus le verbe ineffable de Dieu, c'est Dieu lui-même manilestant sa présence en nous. « Si quelque cbose pouvait nous donner une image grossière de cette pensée divine dd >r. de Bu-an, ne seraient-ce pas ces illuminations subites <lu geme, ces élans momentanés vers des vérités sublimes ces éclairs vifs cpii percent quelquefois les nua-es dont notre entendement est obscurci, ces inspirations, ces sentiments meffables par lesquels notre àme se trouve en contact instantané avec la source de toute vérité, de toute lumière par lesquels nous sentons Dieu avec l'inilni. C'est par ces mouvements intérieurs que Dieu parle à nos âmes et se révèle ou se manifeste. C'est ce langage qu'on aspire à entendre toujours, quand on a eu le bonbeur de l'entendre une fois -. »

Ainsi, pour M. de Biran, Dieu ne se prouve pas, il se sent <^ Lorsque je pense à Dieu, à la cause universelle, je vois Dieu et non pas sa représentation comme dans une idée qui aurait un objet distinct d'elle-même au debors ; comme en pensant à la lumière qui m'éclaîrc, je la vois et non pas seulement son idée \ » Cette intuition de la lumière n'est pas originellement un fait de conscience, elle devient telle lorsque le moi existe, et par son opposition au moi C'est dans le même sens qu'on peut dire que Dieu est un fait de conscience : Dieu existe pour celui qui le voit. 11 n'y a pas plus à expliquer comment on passe de l'idée de Dieu à son existence, qu'on ex])lique comment on passe de l'idée d'étendue à l'étendue; a l'étendue n'est pas une modalité représentative de notre àme », comme le voulait Arnauld De même Dieu n'est pas une idée, mode de mon entendement;

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