‹ Essai sur l'anthropologie de Maine de Biran [microform]Chapitre 14 sur 178 · G 11 A PITRE II · texte numérisé non relu

G 11 A PITRE II

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Los Essais iV anthropologie, publiés par M. i:. \aville, s'ouvrent par l'ctudc de la vie animale et supposent résolu par conséquent le passage de la vie humaine ou de conscience, à la vie animale ou inconsciente. II nous semble plus conforuK:^ l'esprit de la doctrine deM. de HiraFi, même dans les derinère^'années de sa vie, d'en commencer l'exposition par la détermination du fait primitif. Dans l'ordre de la connaissance, sinon de Texistence, ce fait est vraiment présupposé par tous les autres. Ilion n'existe que pour un être qui existe pour soi. C'est le <c je pense » qui est pour M. de Biran, comme pour Descartes, le j)rincipe de la philosophie. Demandons-nous d'abord quelle signification il lui attribue.

Pensée est ici synonym(\ pour M. de Biran, de conscience de soi ; et la conscience est elle-même identique au sentiment de l'effort volontaire, ou de Faction de la volonté sur les muscles. Elle ne réside donc i)as dans un acte purement spirituel, c"cst-à-dire indépendant de tout mouvement des organes ; mais d'autre part, elle ne (léj)en(I pas des mêmes conditions organiques que les sensations animales, c'est-àdire de la transmission d'une impression venue du dehors aux centres nerveux; elle est liée à une contraction musculaire, non pas h une contraction passive qui ne différerait pas par nature des autres sensations, mais à une contraction active. Kn d'autres termes, la conscience est toujours le sentiment d'une action exercée par la volonté, c'est-à-dire

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