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L ANTHROPOLOr.IE DE MAINE I)K DIRAN
rée en général en donne communication à tous ses enfants, à mesure qu'ils entrent dans la grande famille'. » Ainsi 1 homme débute dAns la vie par la croyance aux vérités universelles et nécessaires h la conservation de la société ; il puise ces vérités dans le langage même, ((u'elles soient d'ordre métaphysicpie et moral ou d ordre social, « elles doivent recevoir une application commune, usuelle et positive dans la société qui n'est elle-même que l'ordre éternel appli([ué dans le tem|)S à la conservation morale et physique du genre humain - ».
« Celui (|ui les discute se constitue par cela seul en état de révolte contre la société^. » « Le moral delà société ne doit pas phis changer que le moral de 1 homme*. » Et il ne saurait changer sans entraîner nécessairement sa chute, sa ruine.
Par conséquent les croyances philosoj)hi({ues et religieuses ne sont pas objet de discussion, ni livrées aux disputes des philosophes. « Vn peu{)le de philosophes serait un pouph* de chercheurs et un peuple sous peine de périr doit savoir et non j)as chercher. » Ces croyances, il faudrait dire selon de lîonald ces certitudes, viennent d une révélation externe et sont conservées par la tradition qui est en quelcfue sorte le dépôt constitué j)ar ce fond commun à toutes les langues, mais qui nulle part n'est plus claire que dans les Ecritures : celles-ci peuvent être considérées comme la parole même de Dieu». Au critérium illusoire de Tévidencc, il convient donc de substituer celui de l'autorité, à lautorilé de l'évidence, l'évidence de l'autorité.
Ainsi de Honald nie la légitimité de la philosophie en tant que libre recherche ; la vraie philosophie selon lui s'identifie avec la religion, et comme elle, est fondée sur la révéla-