Id., 11 juin 1822. Id
L ANTHROPOLOC.IE DE MAINE DE lURAN
entier et est d'autant plus fort, d'autant plus intelligent, qu'il croit en celui qui fait sa vie et en reçoit tout sans rien faire *. » Le Christ n'est aux yeux de M. de Hiran que la manift^stalion la plus élevé(^ de Dlvu ; en lui, la lumière divine a brillé d'un éclat plus pur (pi (mi aucun autre homme. Kn ce sens, il a w mérité d'être a[)pelé le (ils unicpie de Dieu, puisqu'il n'a point de frère éfi^al en vertus, mais il a pour parent de la même famille, sorti de la même souche, tout homme qui vit de la vie spirituelle et qui a mérité d'être en possession de la grâce et de la vérité, sans pouvoir en être {)lein comme le médiateur- ». C'est en ce sens (pion peut le [irendre pour modèle, car il est un type de perfection spirituelle ; c'est en ce sens seulenuMit (ju'on })eut le considérer comme un médiateur entni Dieu et l'honuiie. Il nous a enseigné « la voie la vérité, la vie ».
De là cette première proportion « Dieu est à 1 âme ce que l'àme est au corps ' ». De même que notre corps a ses mouvements et ses affections propres, notre àme a ses opérations et son activité ; mais de même que le corps est en outre mu (^t dirigé par un principe plus élevé, irréductible au principe de la vie, c'est-à-dire par le moi ; de même l'àme est dans certains scntimtuils, certaines intuitions, placée tout entière sous rinilucnce de Dieu. Non pas, (Lit M. de P>iran , que le souflle divin soit inhérent à la substance de l'àme, comme serait un de ses attributs ; non, c'est une communication qu'elle reçoit, une énuuialion de lumière *.
Cette proportion explique les rapports des trois vies : vie animale, vie humaine, vie de l'esprit. La première est celle du corps ; la deuxième, celle de l'àme en tant quelle commande au corps ; la troisième, celle de l'àme en tant qu'elle obéit à Dieu, et communique avec lui.