‹ Essai sur l'anthropologie de Maine de Biran [microform]Chapitre 166 sur 178 · SES IDÉES PULITIOCES ET SOCIALES · texte numérisé non relu

SES IDÉES PULITIOCES ET SOCIALES

En politique, M. de Biran c^^l cl accord avec de Donald; du moins, comme lui, il est Irgilimisle. et a en horreur les idées révolulioiuiaires et l'impérialisme, ou, suivant son expression, le despotisme. Mais tandis ([ue les opinions politiques de de Ronald sont la consécpienee rigoureuse de ses opinions sur la philosophie et la religion, et ([ue sa vie ellemême fut l'expression et le témoignage lidèle de sa pensée (lorsque Louis-lMiilippe monta sur le trône, il refusa de se rallier à son drapeau et préféra se retirer dans sa propriété de TAvevron et v vivre obscur jusqu'à sa mort, i)lutùt que de renier les idées qu'il avait soutenues avec éclat toute sa vie), on peut se demander si M. de Biran n'eut pas en politique une conduite et des opinions contraires aux principes même de sa philosophie, et s'il n'y eut pas deux hommes en lui, le penseur et l'homme d'action ?

«Les philosophes, écrit-il en 1814, ont réduit tout l'homme à l'individu ; les révolutionnaires n'ont considéré de même que des besoins individuels et les droits privés qui s'y rapportent. Ils ont méconnu la véritable source du droit public et les besoins réels de la société qui ne peut subsister sans subordination ni obéissance ^ )>

« La souveraineté réside dans le peuple; il est la source légitime du pouvoir : principe anarchique, répond M. de Biran, et révolutionnaire, source de tous les maux de la

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