An/hropolorjie. Kl
LE FAIT PRIMITIl-
tous ces modes de laclion cérébrale (que M. de Biran appelle spontanés) et qui se manifestent dans l'habitude aussi bien chez les animaux cpie chez l'homme, ne ressemblent pas aux modes de la volonté. Il faut donc dire que la force constitutive du moi, le principe actif dunicité agit sur le cerveau, quoique distinct de sa substance ^ »
C'est en vain qu'on objecte avec Malebranche et Hume qu'on ne sait pas comment linllux cérébral met en jeu les nerfs et j)ar eux les muscles. L'action et la conscience de l'action, ce qui est tout un, réjjond M. de lîiran, sont d'un autre ordre que la représentation du comment de cette action. \a\ volonté n'agit pas sur les muscles comme un pilote sur son navire. Le navire est extérieur et étranger au pilote ; c'est une machine dont il se représente exactement le mécanisme; il sait qu'en faisant jouer tel ressort, il produira tel mouvement -.
Le corps et moi. au contraire, ne faisons qu'un seul individu ^ j'ai de mon corps, en tant qu il résiste à mon actionS un sent imenl particulier qui n'a rien de commun avec Vidée o/jjeciive que je pourrais m'en faire par le moyen des sens. Il faut bien pour que ma volonté se porte à l'action , que je saisisse intérieurement le terme inerte et mobile sur lequel j'agis. Les organes du mouvement volontaire ont une structure particulière; leurs parties sont disposées ou coordonnées de la manière la plus propre à donner aux impressions qui y ont leur siège le caractère d'intuitions distinctes. Si nous n'avions pas le sentiment de cette réceptivité de l'organe, approprié à l'exercice de la volonté, nous n'agirions pas^ Ce qui le prouve, du reste, c'est que lorsque nos organes sont oblitérés comme dans la paralysie, il n'y a pas