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L A.XTIIUOPOLOGIE DE MAINE DE «IRAN
gruérale8 qui désLo-nent les substantifs, étant oalqui'Kîs sur nos |)rr<'(qjlions particulières se référeront comme elles j\ une représentation objective ; liclée du sujet pensant, lidéc (le Dieu n'érliappcront pas à cette loi : on cherehera à se les représenter. C'est ainsi qu'en toutes questions, à la réalilé donl nous avons le sentiment, on substituera une possibilité qiii n a d existence (jue celle que le mot lui confère, une pin-e apparence.
Cette tendance de noire esprit a, selon M. de Diran, sa cause ])rincipale dans linslitution du langage qui sert primitivement à désigner les clios(^s sensibles, envisa<,-ées comme une collection (ratlributs ou de tpialités propres. Notre esprit se j)orte en elîcl naturellement vers les cboses du deliors, parce que cesl là que se trouvent les conditions d(^ l'existence • ; avant de penser et dappli(|U(M' la j>ensée à sa Jin propre cpii es! la vérité, il faut vivre; avant <rétreun instrinnentde coimaissance, la pensée nest daburd (|u'une sorte de prolongement des sens; elle n'a pas dautre borizon que \c monde sensible. Lorsque 1 liomme, en qui s'est éveillée la curiosité pbilos(»pbi(pie, voudra se concevoir luimême, ses idées viendront donc se revêtir ilvs formes préexistantes du visible, ou nMitreront dans les cadres lo<;iques qui en dérivt nt-. « Xo,is connnençons dit M. de Diran.par la croyance à l'existence de la substance [)assive, et c'est pour cela que nous avons de la peine à conc(>voir l'existence du moi^ o, bien plus, peut-on dire, que nous sommes entraînés à la nier.
En effel, c'est nier l'existence du moi que de lui attribuer tes caractères de l'objet représenté, ou non-moi, c'est-à-dire précisément <le ce qui est, par délinilion, directement opposé au moi ; c'est le nier que de le concevoir sur son modèb comme passif, soumis au déterminisme, conqjosé. 11 ne faut