Cousin, ici
LA VIE ANIMALE
tivile. Mais ces centres n en scmbicnl pas moins soumis à une force vivanl.-, ou principe .l'unicité, .jui peu( seul expliquer en même temps .pie le sentiment de la vie, lunité objective de ce tout organisé qu'est 1 animal'.
Conlrairement à l'opinion dun grand nombre de pbvsiologistes, M. de Biran incline à croire que la sensibilité animale nest pas nécessairement subordonnée à levistcnce .lu cervca.i etdes nerfs ; mais il nest pas «louteux que chez les anuiiaux supérieurs et Ibomme ces organes n'exercent une n.duence particulière sur les sensations; ils sont du reste soumis eux-n.èmes à linlluencc de la même force qui
rogit les lonctionsdes autres organes, c'est-à-dire de la force Vitale.
Voici maintenant comment s'expliquent les divers modes <le la vie animale : affection, intuition, tendance.
Sur les causes du plaisir et de la douleur, M. de Biran ne parait pas avoir modifié l'explication qu'il en donne dans le Mnnoire sur Vhaiitude et plus tard dans V Essai sur les fondemenls de la psycliologie.
-\olre organisme est doué dune certaine activité ou énergie qui se répartit différemment dans nos organes en proportion du rôle qu'ils doivent jouer, c'est-à-dire de l'importance de leurs fonctions. Le degré ou lintensité <le cesmouvem,.nts vitaux constitue ce qu'on peut ap,.elerZe/on naturel <lu tout et de chacune de ses parties. Quand les forces vitales sont en équilibre les unes avce les autres elles se manifestent par un sentiment uniforme qui constitue la base de notre sentiment de la vie. Mais le ton naturel de la sensibilité peut varier et varie en effet par laction de toutes les cause^ externes ou internes qui agissent sur l'organisme; la sensation éprouvée par suite de ce changement d'éUt se détachera plus nettement sur le fond obscur de notre sentiment fondamental. Si ce changement concourt avec les mouvements intimes de nos organes, la sensation sera agréable;
VoiMiiLThtf'r^o".'=T'.r?-"""'n' "'' calégorirmement sur ce point, uir [MUS naut, pages oO cl S/. « Du concours modéré... »
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LA VIE ANIMALE
s'il leur est au contraire opposé, la sensation sera plus ou moins douloureuse.
L'être vivant ne reste donc pas indifférent aux changements qui surviennent en lui , il est une force essentiellement agissante qui tend toujours à ramener l'équilibre entre ses organes, lorsque cet équilibre a été détruit ou modifié par une excitation produite en un {)oint particulier, en élevant successivement le ton de lorganisme jusqu'à ce qu'il soit parvenu avec l'organe excité dans son rapport primitif. A mesure que l'équilibre se rétablit, la sensation diminue, jusqu'à ce qu'elle aille se fondre dans le sentiment uniforme de l'existence. Mais le changement qu'occasionne la douleur persiste bien plus longtenq)S (jue celui produit [)ar le plaisir; caries mouvements agréables s'éloignent très peu des mouvements naturels; tandis que dans le cas de la douleur, le rapport ou l'équilibre des forces ne se rétablit jamais que par une succession plus ou moins lente*.
Si de la sensibilité générale 'nous passons aux sensations spéciales, nous rencontrons d abord la distinction fondamentale établie par M. de Viirixn entre laffeclion et l'intuition, ou l'élément affectif et l'élément intuitif de la sensation. C'est dans l'écrit sur l'Aperception immédiate que se trouve exposée avec le plus de précision la théorie physiologique de la sensation.
Chaque nerf se compose de filets nerveux unis en faisceaux et dont les extrémités se réunissent en un tissu sensible épanoui au dehors -. Les nerfs, qui portent au cerveau les impressions reçues parleurs extrémités, transmettent en sens inverse l'irdluence motrice du cerveau aux parties musculaires qui entrent dans la composition des organes externes. Ces deux fonctions sensitives et motrices sont exercées par deux parties séparées, dans toute la lon-