‹ Essai sur l'anthropologie de Maine de Biran [microform]Chapitre 36 sur 178 · Naville, t. Ill, 379. Anthropologie · texte numérisé non relu

Naville, t. Ill, 379. Anthropologie

L ANTHROPOLOGIE DE MAINE DE lUHAN

dont la nature est de penser et de vouloir ; car c'est égaler ou identifier le moi et le non-moi ^ »

Mais la théorie de Stahl n'en constituait pas moins h l'époque où elle parut un immense progrès, en ce qu'elle faisait de la vie une force active et de la physiologie une science originale, distincte des sciences purement mécaniques. Il était réservé à Barlhez, l'auteur des Souveaux éléynenls de la science de V homme, de compléter la grande révolution produite dans cette science par Stahl. Mais il n'a pas su lui-même fixer les limites précises qui séparent la physiologie de la psychologie-.

M. de Biran croyait avoir réussi à déterminer exactement leurs rapports. «Toute sensation que l'àme sensitivc devient, tout mode simplement afï(^ctif de la force vivante ou du |)rincipe de vie, nécessairement identifié avec l'existence de ce principe, commun à l'homme et à l'animal, dans tous les degrés de l'échelle, est du domaine de la physiologie; c'est cette science qui est chargée d'en explorer toute Fétendue, d'en déterminer les éléments, les conditions et les lois par la méthode crobservation et d'expérience qui lui est proj)re. Mais là où finit la sensation animale considérée soit en ellemême, soit dans les fonctions ou les conditions instrumentales dont elle peut être le résultat, là aussi s'arrête la physiologie, sans aller plus loin. Là où commence l'idée de sensation, le fait de conscience vraimenl primilif dans son ordre, ou vraiment originel de tous les faits intellectuels et moraux, le physiologiste n'a plus rien à voir, et le psychologue commence '. »

Ainsi, en résumé, la sensation animale ou vitale, envisagée d'une part dans ses éléments et ses modes dérivés, d'autre part dans ses conditions organiques, est, en soi, un fait primitif, complet en son genre. Ce fait est l'objet de l'expérience

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