Naville. id., 402-403. Id
LA VIE ANIMALE
externe et ■nd.reclcment de l'e.vpériencc interne, en ce sens que I espnt, après avoir fait abstraction de tout ce qu'il y l en lu, , e volontaire et par conséquent de conscient, est encore .léterminé à admettre lexislence dun certain résidu ayant une réalité positive et séparée : la sensation sans conscience.
Il est facil,; maintenant de comprendre Terreur de Condil- V '^*'- ^" I'''""'""^ •''^ '« «-^"salion sans conscience. Condillac
pouvait rendre compte de la vie animale, mais il |„i était interdit d expliquer l'origine et le développement des facultés proprement humaines. Lexplication qu'il en donne est todle verha e ; e le est conforme à l'Iiypothèse où il se place, à la de imtion ,lonl ,1 part, mais elle n'est pas en accord avec les laits que nous constatons par la réllexion
n lui est interdit, par exemple, d'expliquer l'apparition du moi, dont la conscience proprement dite ne diffère pas Le nioi, pour Con,lillac, n'existe pas lors de la première sensa- .on. La statue .Icvient odeur de rose, mais elle ne se dist-ngue pas du mo.le qui l'affecte : ,< Comment après avoir reconnu qu'aucune sen.salion en particulier n'admet le moi pourra-t-l donc faire ressortir ce moi primitif , l'une sorte d,> combinaison de deux sensations, ou dune sensation et ,1'uii souvenir dont ni l'un ni l'autre n'ont de conscience ou ,1e
Par cela même qu'elle n'a pas conscience de soi, il est mlcrdit .lu reste à la statue animée de se souvenir Sans doute, les affections, les intuitions, laissent après elles des i traces dans l'organisation, d'où la possibilité pour elles ,1e se
réveiller, de se ranimer, dans les circonslances favorables mais sans souvenir proprement ,lit, c'est-à-dire sans reconnaissance. « Le souvenir d'avoir senti serait, dans ce cas s,înlir encore comme la première fois, au ,legré près ^ >.' «Jean-Jacques Rousseau, dansses Confessiom etOrétry dans