Cousin, t. IV, 4'.». Rapports du physique et du moral
LA VIE ANIMALE
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L ANTIiaOl'OLOGIE DlC MAINE DE lUUAX
pensée sont analogues entre elles, aux divers étages de la vie pensante.
Mais il semble bien que (elle n'est pas l'opinion de M. de Biran. Il y a opposition radicale, selon lui, entre la vie inconsciente et la vie consciente ; comment dès lors pourrait-on appréhender sous les formes ou les conditions de celle-ci, l'existence et la nature de celle-là ?
I/analyse de la pensée en un élément formel ou actif et lui élément matériel ou passif ne saurait être une décomj)osition réelle; le sentiment du moi n'est jamais isolé du sentiment de la vie ; et d'autre part le sentiment de la vie par cela même qu'on en parle, c'est-à-dire qu'on le connaît ne peut être séparé de la conscience. C'est précisément i)our cela que notre nature et par suite notre destinée reste enveloppée de mystères. On peut donc faire à M. de Biran le même rej)rocIje qu'il adresse à Descaries et à Spinoza : d avoir substitué aux véritables doimées de la conscience, des principes conventionnels, qui, en les simplifiant, dii moins g\\ apparence, les dénaturent. Il est aussi dangereux, pour un philosophe, de diviser ce qui est un, que de confondre ce qui est distinct.
GHAPnaE IV
bA VIE IlLMAINE
ï. Division générale. — II. Système seiisitif. — III. Système perceptif. IV. Système rêflexif. — V. Système des croyances.