Na ville, id., 383. Ibidem
TISSEHAND — I.
L ANTlli;ol'()L(HUE DE MAINE DE Bm\N
LA VIE HUMAINE
nourrir, etc. ^ On suppose qu'elles sont les mêmes dans loutcg les espèces el les individus du prenre. G est ainsi qu'on arrive à ranger /^o« et //ow7/?edans la même classe, et à (lire « 1 homme est animal », « le lion estanimal », il v a dès lors entre eux une identité partielle ; on peut établir une certaine équation et raisonner comme s'il s agissait d'élémenls homogènes égaux. 11 arrive que Ion oublie complètement (ju'il n'y avait entre ces idées cpie des ressemblances coîdingenles. \ous ne nous rc[)ort<)ns plus à l'origine des signes qui les ex])riment et à leur véritable valeur. l^c terme général fait tout l'objet de notre pensée dans les jugements ouïes raisonnements (pii renveloppent. On érige en principe ijue tout ce cpii ])eut être vrai universellement d'un certain terme général Test par cela même, implicitement ou explicitement, de tous les individus que Ion ])eut désigner par ce terme -.
Ce n'est là qu'un artilice dont il ne faut pas être dupe. Que 1 on assimile nos idées générales aux idées algébriques ou arithmétiques, cela est absolumeid contraire à leur nature L'emploi des signes nous y conduit, mais il ne faut pas perdre de vue leurs fonctions; ici encore, il im[)orte de ne pas confondre ce qui est distinct, et de se rendre conq)t(^ qu'il ne s'agit jamais, dans ces sortes de pro])ositions et de raisonnements, (pie de vérités conditionnelles et nullement de vérités absolues.
Au fond, le syllogisme dissimule les véritables opérations de l'esprit. Ainsi quand je vois dans un corps (pielques-unes des propriétés de l'or, je conclus naturellement qiie ce corps est de l'or ; mais est-ce que je le conclus d'un raisonnement tel que celui-ci ': ?
Tout corps d'un jaune brillant qui offre certaines apparences renferme toutes les propriétés de l'or.