Naville, t. Il
L AXTHUOPOLOC.IE DK MAINK DE MIUAN
dcx + b = a^. 11 consiste dans une action continue et sans cesse renouvelée de resî)rit : c'est son opération la plus active. C'est, dit Maine dr» liiran, «la faculté d apercevoir des relations entre des êtres sinnples, ou entre les divers attributs d'ini même être simple : ce ([iii suppose la faculté de concevoir un être tel, ou de ju^u:cr qu'il existe ou celle de faire dvs actes réll(^\ifs, qui est la véritabhi faculté mère^. » Il comprend deux opérations : lintuition ((ui est une vue irumédiafede lentendiMneid et la dédiiction ((iii est une vue mé(liat<\ I/iniuilion a pour objet le fait prinutif qui est le vrai principe de la science; la déduction s'applicpie à ru tirer les conséquences. C'est la liaison des conséiiuences entre elles et au sujet un, simple, réel, (|ui leur serl de principe, qui constitue tout le raisoimement. Aucune idée ou notion étrangère à l'essence du sujet ou à ses attributs ne doit s'y rencoFitnMv Toutes les r<\i,des de la loyicpie reviennent donc à ne pas confondre la vue claire de lentendement avec la vue claire de rimagination, à ne pas vouloir déduire ce qui frappe immédiatement notre entendement et est objet d intuition, enlinàne pas confondre dans la déduction la mémoire intellectuelle (jui reproduit l'ordre véritable de dépendance <les idées avec rima^'ination ou la reproduction des purs signes.
L inluiliun intellectuelle rs[ lacomiaissance immédiate et instantanée d'ini objet sinq)le. Cette connaissance est du premier coup aussi claire cpielle peut être. Tel est lacté par le({uel le moi s'aperçoit lui-même comme sujet d'un effort inséparable dune résistance. Cet acte est simple ou irrésoluble <'n qutdque autre plus simple.
Au lieu d envisager le rapport primitif et fondam<'ntal du sujet et de 1 objet, la réllexion peut sapj»li(juer à cliacun de ces termes, en apercevoir les divers attributs, et les relations élémentaires (pu' unissent ces attributs au sujet. Ces
\. Navillo. t. 11. JG3.