‹ Essai sur l'aortite pneumoniqueChapitre 12 sur 20 · SET · texte numérisé non relu

SET

Le 29 octobre (6° jour), le malade qui a eu hier une nouvelle épistaxis, conserve de la diarrhée et du gargouillement dans la fosse iliaque droite. a rate mesure toujours quinze centimètres dans son grand FN LE

Les signes observés précé

râles crépitants, sans souffle.

L'urine ne contient plus d’albumine.

Température : 3806 le matin, 39°4 le soir.

. Pouls : 92.4dicrote.

- Pression artérielle : 8 1/4.

Le cœur est augmenté de volume; la pointe du cœur bat à ns

deux centimètres en dehors de la ligne mamelonnaire.

… Le second bruit aorlique est très éleint, sans être dur. La

malité aortique déborde le bord droit du slernum dans une étendue de deux centimètres el demi; la sous-clavière droile bal à un centimètre au moins au dessus du bord supérieur de la clavicule correspondante. ( Fig. [.)

mument à la base du poumon.

droit ne sont pas modifiés ; on entend toujours des bouffées de

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FIRE Diagramme du 29 octobre.

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Les battement de l'aorte abdominale sont normaux.

Le 30 octobre (7° jour), la diarrhée a presque disparu. La toux est encore fréquente et toujours accompagnée d'expectoration rouillée.

À la base du poumon droit, la submatité est beaucoup moins marquée que les jours précédents; le murmure vésiculaire s'entend faiblement; les râles crépitants ont totalement disparu ; pas de souffle.

Respiration : 36 par minute.

Température : 38°8 le matin, 3902 le soir.

Pouls : 88.

Pression artérielle : 10.

Le second bruil aortique est toujours éleint ; la mahlé aorlique ne s’est pas modifiée.

Le 31 octobre (8° jour), le murmure vésiculaire est faible à la base du poumon droit, où on ne constate plus qu’une très légère diminution de sonorité On entend de gros râles sous crépitants au niveau de l’omoplate.

Cependant la température reste élevée : 3002 le matin, 38°8 le soir. (Fig. 2.)

Pression artérielle : 8,5.

Le séro-diagnostic de W'idal donne des résuliats négalifs. L'état du cœur et de l'aorte ne s'est pas modifié. Le 1®° novembre (9e jour\, le malade est en complète défervescence. - Température : 36°8.

Pouls : 72.

Pression artérielle : 8,5. Efag La base du poumon droit est revenue à l’état normal. Le cœur est moins dilaté que les jours précédents. Le second bruit aorlique est plus clair. La malité aorlique ne déborde plus le bord droit du slernum que d'un centimèire à

peine. La sous-clavière droite esl moins facilement senlie au dessus de la clavicule. | se Le 2 novembre, la malité aorlique ne déborde plus le slernum ; la sous-clavière droile n'est plus surélevée. (Fig. 3)

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Le 3 décembre, le second bruit aortique est dur ; il conserve les mêmes caractères de dureté les Jours suivants; mais ceuxci vont en s'atténuant de sorte que le 7 novembre, le second

bruit est tout à fait normal.

! Le malade quitte l'hôpital le 12 novembre, complètement guéri.

Il s'agissait ici d'une pneumonie adynamique à forme typhoïde, comme le montrent la prostration, les épistaxis, la diarrhée, l'augmentation du volume de la rate.

Cette pneumonie entre en résolution le septième jour et cependant la fièvre persiste. Cette persistance insolite de la fièvre fait craindre l'évolution possible d’une infection ébertienne; mais la séro-réaction est négative. Elle ne s'explique que par la complication. aortique.

Cette aortite est apparue le sixième jour après le début de la pneumonie et ne s'est annoncée par aucune modification des signes fonctionnels et généraux. Elle a persisté jusqu'au neuvième jour et en même temps qu'elle s'amendait, survenait la défervescence brusque, qui accompagne ordinairement la résolution des foyers pneumoniques.

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