‹ Essai sur l'art et l'industrie de l'Espagne primitive (volume 2)Chapitre 15 sur 81 · II · texte numérisé non relu

II

Fig. 161-167. — Meca.

lignes ondulées verticales, on peut dire que ce motif, qu'il soit du reste plus ou moins précis dans sa forme, est caractérisque de la poterie que j'étudie. Je n'ai dessiné que les spécimens les moins communs de cet ornement et je le retrouve pourtant un très grand nombre de fois1 (Fig. 58, i5i- 157, 159, 160).

Comme en tout essai de classification du genre de celui-ci, certains motifs rentrent difficilement dans une série précise ; on verra donc rassemblés sous les numéros 1G1 à 167 2 quelques débris, des fonds de coupes, décorés de lignes rayonnantes. Ce sont des ornements rapides, qui dénotent une exécution aisée, et plus de routine que d'imagination. J'en dirai autant du treillis de

lignes qui s'entremêlent sur le flanc d'une cruche d'Elche, au Musée de Madrid3 (Fig. 168).

Fig. 168. — Elclie. (Musée de Madrid).

Le mélange de l'élément géométrique à l'élément floral a donné naissance à une ornementation de caractère très spécial que l'on peut étudier sur des vases intacts recueillis à Meca. Le dessin le plus simple se trouve sur un vase en forme d'askos. C'est un motif courant formé de deux lignes ondulées parallèles ; dans le creux des ondulations s'enroulent des spirales opposées. Le trait de pinceau est large et irrégulier. On voit qu'il a été tracée à main levée, et aussi sans aucune préoccupation d'exactitude mathémathique (Fig. 1C9). Sur une œnochoé fort bien conservée

I. Fig. i5i (Elche). Le dessin ne donne qu'un fragment du décor d'un vase déposé au Musée de Madrid (n° i5033). Le même motif y est reproduit à satiété sur la panse. Fig. i5a

(Meca); i53(ùi.); i .Y', (Amarejo) ; iôfi, i50, 107 (Meca); i58, 109, 1G0 (Amarejo).

Page 1