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Collection Vives, lievista de Archivos

1900, pi. VI, n° 19, p. i55. Hauteur o"1, 00.7. Patine verte. Provient de Santisteban del Puerto (Jaén). On songe au casque que portent une tète du Cerro de los Santos (t. I, pi. XI et fig. 2(53) et celle d'une figurine de bronze dont il sera bientôt question (pi. II, n° 5).

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une statuette analogue à la précédente ; mais les tresses sont plus longues1 . Pour en finir avec les bronzes qui figurent des hommes, je n'ai plus qu'à passer en revue ceux qui représentent des personnages drapés du haut en bas du corps dans une longue robe ou dans un manteau. Le premier cas n'estpas le plus commun. Je n'en connais qu'un exemplaire certain (Fig. 289-290). L'homme est tête nue et porte une tunique tombant jusqu'aux chevilles ; elle est unie et lisse ; une longue et large dépression verticale marque par devant la séparation des jambes. Pardessus celte tunique est une sorte de petit manteau qui, par devant,

t s'arrête à la taille, simulant assez bien la chîton dorienne, et, par derrière, couvre irrégulièrement le dos. Sur le bras droit on voit une manche arrivant jusqu'au coude. Le bras gauche, qui pend le long du flanc, est dans toute sa hauteur (sauf à l'épaule qui est un peu en relief) pris dans l'épaisseur du bronze. De même le

main fait un geste obscène ou tout au moins très réaliste, est sans relief, détaché seulement du corps au moyen d'un trait creux qui le cerne. Les doigts de la main sont indiqués de même, ainsi que les doigts des pieds, qui sont nus. Cette importante figurine a été trouvée au

Fig. 281. — Prêtre ibérique. „ i 1 o . <■ nr^i

(Collection Vives ) Cerro de los bantos et est entrée au Musée du

Louvre2.

Au contraire, les hommes plies dans leur manteau sont assez nombreux. Ce qui frappe surtout, à examiner ceux dont j'ai pu me procurer des photographies, c'est que, si la disposition de ces vêtements rappelle d assez près le drapement du manteau grec ou romain, il manque à la ressemblance complète l'abondance et la richesse des plis. Les sculpteurs du Cerro de los Santos ont su donner à leurs figures drapées dans ce

1. Revista de archivos, 1900, pi. VI, n° 2. Bulletin hispanique, 1900, p. i33, n°

20, p. i55. Hauteur om,o89. Patine verte. 80; pi. IV, n° 7, et fig. 18. Hauteur on\o45.

Achetée à Grenade,

, i 1 > . Il

style un peu de eette richesse ; mais les bronziers, sans doute à cause de l'exiguité de leurs figurines, n'y ont pas réussi. L'étoffe s'étale sur le corps par grandes masses plates, en faisant seulement écharpe sur la poitrine, de manière à laisser libres une épaule et un bras ; l'autre bras est caché sous le manteau.

Si la statuette est de la classe la plus commune, quelque idole à très bas prix, la disposition de cette écharpe est indiquée par un simple trait oblique du burin (Fig. 292) ', ou bien par une saillie légère du bronze (Fig. 291)'.

Un des types les plus curieux de cette série est celui que répètent deux figurines, l'une du Musée de Madrid, l'autre de M. Vives (Fig. 283 3 et 284 *). Elles sont de style fort médiocre; mais leur bras gauche, qui est hors de la draperie, revient s'appliquer contre le corps à la hauteur du bas-ventre, dans une attitude qui rappelle celle de la statuette du Gerro dont je viens de parler. Il y a peut-être là quelque allusion à une attitude rituelle.

Il peut arriver aussi que les deux bras soient enveloppés dans le manteau, comme on le voit par la figure 286% et je connais deux exemples de figurines où le bras droit sort des plis de la draperie, tandis que le gauche est, sous l'étoffe, replié contre la poitrine (Fig. 282, 285) 6.

Je ne fais que citer pour mémoire deux autres statuettes du Cerro de los Santos, conservées au Musée de Madrid (Fig. 287 et 293)'. Elles sont d'un art tout à fait grossier ; l'une a les deux bras ridiculement courts et grêles repliés contre la poitrine et la taille, l'autre est si bien enveloppée qu'on ne voit pas ses bras ; mais, on ne sait trop comment, elle porte par-dessus son manteau un bâton, bâton de commandement

1. Musée de Madrid, n° i3o33 (collection 4- Musée de Madrid, n° 3oio (collection Castellanos). Salamanca).

2. Revista de Archivos, 1897, P- lh& 5. Musée de Madrid, n° n3 (ancien fonds et i4o. Le bronze a été trouvé à Oreto, près de la Bibliothèque Nationale).

do Granatula, dans la province de Ciudad 6. Fig. 382, Musée de Madrid (provenance

Real. non indiquée). Fig. 285, ibid., n° 7788

3. Collection Vives, Revista de Archivos, (Cerro de los Santos?). 1900, pi. VII, n° 29, p. i5g. Hauteur o,n, 075. 7. Nos 7736, 7737. Bronze rouge, sans patine. Acheté à Séville.

sans doute, qui pend le long de son corps, à droite. De la première on peut rapprocher une figurine provenant de la province de Badajoz, qu'a publiée M. Mélida ; elle est surtout remarquable par l'espèce de revers que dessine le manteau en se ployant en écharpe en travers du torse, et par la position des deux mains ramenées sur le ventre où elles s'appuient, largement ouvertes (Fig. 294) '.

Au contraire, j'insiste sur un bronze de la collection Vives qui se distingue par des qualités de soin et de finesse inconnues jusqu'à présent. On pourrait hésiter à y reconnaître une image virile, si la tête, qui a plutôt le caractère féminin, n'était coiffée d'un casque dont un fragment de tête du Cerro de los Santos (j'en ai en son lieu admiré la beauté), est également couverte (t. I, pi. II, à gauche, et fig. 263). Ce casque est remarquable par la forme et la disposition des deux de Badajoz.

petits couvre-nuque qui pendent derrière les oreilles. Le personnage, petit et court, est vêtu d'une tunique talaire échancrée en angle sur la gorge, puis d'un manteau qui passe en écharpe de l'épaule droite au milieu du bras gauche, enveloppant complètement ce dernier, mais laissant passer la main droite. Gela est possible, parce que la draperie est fendue sur la droite, depuis le haut de l'épaule, où lesdeuxbords sont maintenus par un gros bouton ou une fibule. Du reste cette draperie est double ; par-dessus la première épaisseur, qui tombe jusqu'aux pieds, en est une seconde plus courte qui ne descend que jusqu'à mi-cuisses. La main est fermée de manière à tenir un objet, sans doute un bâton, qui a disparu ; elle est dessinée avec quelque précision, chose rare et nouvelle, et correspond bien à la pureté de lignes du visage où se marque une gravité majestueuse. Le bronze, dont le grain est très fin et poli, est d'une belle couleur noire (PI. II, n° 5)2.

1. J.-R. Mélida, Revista de Archivos, publiée par le chanoine Lozano (Hist. de Ju- 1897, pi. VI, n° 1. initia, pi. 1111, d" xii) et trouvée, dit-il, à

2. Id., ihid., 1900, pi. V, n° 28, p. i58. Murcie. Le bras gauche sort seul du manteau, Belle patine noire. Hauteur om.ogô. Provient et tombe le long du liane. Autour du cou on de la sierra de Mariola (Alicante, au Nord voit un large galon bordant soit la tunique de d'Alcoy). A cette série se rattache une figurine dessous, soit le manteau.

l88 LES FIGURINES DE BRONZE

La dernière catégorie, à laquelle j'arrive maintenant, celle des lemmes debout, amplement vêtues et coiffées d'une mitre, est particulièrement riche. Le grand intérêt en réside en ce fait que la plupart des statuettes qui la composent sont apparentées aux sculptures du Cerro de los Santos, et quelques-unes plus particulièrement à la Dame d'Elche.

On trouve d'abord, dans cette série, de véritables xo'ana dont la forme est aussi simple que la facture en est sommaire, le type vague ou barbare. Tels sont les petits bronzes de M. Vives reproduits aux figures 299, 3oo, 3o6 ', et ceux du Musée de Madrid reproduits aux figures 3oi, 3o2 2. Dans les uns on ne peut distinguer ni les bras ni les jambes ; dans les autres on les devine sous l'étoffe serrée en gaine ; c'est ce qui rend particulièrement curieuse la figure 3o6 dont M. Mélida rapproche le modèle, un peu superficiellement sans doute, des représentations égyptiennes d'Osiris. La figure 3oi est intéressante aussi par la hauteur de sa mitre.

M. Vives a cédé au Musée de Madrid l'originale figure 298 V une simple lame surmontée d'une tête. Les bords de la plaquette sont ourlés d'une torsade qui simule l'ornement d'un voile tombant de la tête jusqu'aux pieds. Il n'y a pas de traces de bras, ni de jambes ; mais un collier où s'accroche une énorme boule est le premier indice qui révèle les approches des statues féminines du Cerro.

A Lorca, dans le cabinet de M. le Professeur Canovas, se trouvent aussi deux petites bonnes femmes hermétiquement encapuchonnées et pliées dans leur manteau, et dont l'une est singulière surtout par son profil

1. Revista de Archivas, 1900.pl. VII, Cabinet d'Histoire naturelle.

nos34, 33, i3. Pour le n° i3, voy. aussip. 70, 3. Sans provenance indiquée. — La figurine

n° i3. Sa hauteur est om,o05. Patine noire ; n° 216G du Musée de Madrid (fig. 396) est de

sans provenance. — N° 33, hauteur om,o47- style plus récent, comme l'indiquent le modelé

Acquis à Grenade. — N° 34, hauteur om, 06 2. du visage et celui du corps sous le voile, mais

Patine rousse. Acquis à Séville. la forme générale est encore celle d'une plaque

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