Tome Ier, p. ly, fig. a, 3, !\. Albano Martinez Moline
2. D. Juan Lozano, canônigo de la Santa 3. Boletin de la Academia de la tlisto- Iglesia de Cartagena, Ilisloria de Jumilla, ria, 1891, t. I\, p. 20.
continuada hasta nuestras dlas por varios 4- Voy. t. I, p. 1 et s.
Jumillanos, t. I, i8p,5, avec un prologue de
LA CERAMIQUE
Voilà les lieux que j'ai explorés moi-même ; il faut y joindre, pour la région bastitane :
Penas blancas.
Au couchant de Jumilla ; Gean-Bermùdez rapporte qu'on y a découvert de grandes briques, des tuiles, des tessons et fragments de vases sagontins, pintados de ramos a la mariera de los Etruscos. Il n'est pas douteux que le chanoine fait erreur, et que ces débris étaient ibériques, à décor floral '.
Archena.
C'est une petite station de la ligne de Chinchilla à Murcie, à 27 kilomètres au N.-O. de cette dernière ville. Elle est située au bord de la Segura, et tout près de là se trouvent des eaux thermales appréciées dès l'antiquité. Cean-Bermûdez (Sumario, p. 48) identifie Archena avec une ville romaine d'Argilla, et parle des nombreuses antiquités romaines qui y furent découvertes, en particulier dans les Thermes. Il ne signale pas, au milieu de nombreux objets céramiques, de vases ibériques, mais deux dessins naïfs insérés par le P. Lozano dans son Histoire de Jumilla (PI. IV) suppléent à ce silence. Ce sont une œnochoé à dessin géométrique, et une élégante cruche à col étroit où s'épanouissent sur la panse des rinceaux et peut-être des feuillages.
Mais, pour trouver un centre important, il faut gagner l'Andalousie. Dans le mémoire si plein de faits et d'observations capitales qu'a publié M. G. Bonsor sur ses fouilles de Carmona et des environs 2, mémoire où j'ai déjà fait plus d'un emprunt, l'heureux et habile explorateur dresse le catalogue et publie les images d'un assez grand nombre de fragments ou vases complets, auxquels il donne la désignation de gréco-puniques3, et d'autres qu'il appelle romains *. Tous ces vases ou débris de vases, sem-
1. Cean-Bermûdez, Sumario, p. io^. Bévue archéologique, t. XXXV, if
2. G. Bonsor, Les colonies agricoles pré- 3. P. ia3, fig. 161 à 17/i ; 176 à 180. romaines de la vallée du Bétis, dans la 4. Fig. 181 à i85.
LA CERAMIQUE
blables à ceux, que j'ai examinés clans les stations précédemment énumérées, malgré quelques procédés spéciaux de fabrique, sont à mon avis indigènes, comme j'espère le démontrer. Aussi n'hésité-je pas à ajouter à la liste précédente Carmona et les localités voisines où M. Bonsor a découvert ces documents, c'est-à-dire « les villes pré-romaines des
PoCt
trie, greu) pu.'KQue,
Fig. i3. — Fragments de poteries des Alcores (Carmona).
Alcores, les plateaux de Tablada et de Gandul, la hauteur de YAlcazar, à Carmona, Y Acebuchal, Enfremalo et les grands tumulus à plateforme, tels que ceux d'Alcaudete. de Parias et de Vientos ' » (Fig. i3).
i. P. ia'j. Grâce à la complaisance de MM. Bonsor et Leroux, j'ai pu emprunter le cliché de la fig. i3 à la Revue archéolo-
gique. Cf. fig. 175 à 180, et peut-être fi II. - 3
Du reste cetle céramique a été certainement assez répandue dans l'ancienne Bétique. Le Musée provincial de Cordoue en possède quelques spécimens trouvés dans la province, les uns à Fuente-Tojar ' et les autres probablement à Almedinilla, car il y a dans les mêmes vitrines un assez grand nombre d'objets de cette dernière origine, et M. Arthur Engel a recueilli à Almedinilla même d'importants débris de grandes jarres qui rentrent très nettement dans la série.
Le Musée archéologique de Madrid possède un vase de Fuente-Tojar, qui ressemble comme forme et comme décor à l'un de ceux du Musée de Cordoue. Deux 1res beaux spécimens de cette même céramique, un grand cratère à deux anses et une grande urne sans anses en forme de pot de tlcurs, que la Marquise de la Cortc vient de léguer à l'Etat, avec d'autres antiquités de moindre valeur, pourraient bien être de la même provenance 2.
Un vase trouvé à Bejijar, province de Jacn, est aussi passé au Musée de Madrid avec la collection Gongora3, et enfin, dans nos récentes fouilles à'Osuna, dont les résultats sont encore inédits, M. Arthur Ençel et moi avons recueilli une assez grande quantité de débris du même style.
C'est d'ailleurs à Madrid qu'il faut chercher les exemplaires les plus complets, et quelques-uns des plus intéressants fragments de la céramique que j'étudie. J'ai déjà indiqué, outre ceux de provenance andalouse, ceux qui proviennent d'Elche, et qui ont fait partie de la collection Aureliano Ibarra. Quelques autres ont été groupés avec ceux-là, mais M. Mélida n'a pas pu m'en indiquer la provenance exacte, qui n'est pas inscrite à l'inventaire. Un au moins provient de l'ancien fonds du Musée de la collection de la Bibliothèque ou du Cabinet d'histoire naturelle.
L'Académie de l'Histoire possède une grande et belle urne, de décor très simple, mais admirablement conservée, dont je dois une photographie à l'amitié de D. Antonio Vives, membre de cette compagnie. Elle a été envoyée de Saragosse (Fig. i4).
i. Nos i35, ijJG, 1 38, i3q, 178, i4 1 , 286. nance indiquée est simplement la province de