‹ Essai sur l'art et l'industrie de l'Espagne primitive (volume 2)Chapitre 7 sur 81 · E. Cartailhac, Ages préhistoriques de · texte numérisé non relu

E. Cartailhac, Ages préhistoriques de

d'ailleurs les objets de métal trouvés avec eux, appartiennent à une époque préhistorique assez avancée, à celle qui se nomme communément l'âge du bronze. » Quant aux vases andalous, dont je puis faire figurer ici quelques spécimens grâce à l'amitié de leur heureux possesseur, ils sont d'une autre fabrique, et peut-être un peu plus récents, si l'on en juge par la plus grande délicatesse des gravures et de la pâte crayeuse qui remplit ces gravures ; mais ils sont de même style et ne peuvent se séparer des précédents (Eig. 20) M. Bonsor avait d'abord cru reconnaître là des produits importés par l'invasion celtique, et c'est comme celtiques qu'il classe ces poteries dans son beau mémoire, si souvent cité déjà, sur les Colonies agricoles pré-romaines l ; mais de nouvelles découvertes sont venues modifier son avis, et, comme il a bien voulu me l'écrire, « cette céramique est bien antérieure à l'invasion celtique. Elle remonterait à la dernière phase du néolithique. » M. Bonsor ne tardera pas à donner les preuves de cette opinion nouvelle. Pour moi, il suffit que j'indique la raison que j'ai de ne pas m'arrêter à ces très intéressantes poteries.

Cette classe de céramique reste d'ailleurs en Espagne comme une exception. Au contraire la céramique à décor peint au pinceau, de style géométrique, de style végétal ou de style animal, qui, tout en gardant un caractère original, éveille inévitablement le souvenir des plus anciennes industries de la Méditerranée orientale, et plus spécialement de la Grèce, est beaucoup plus abondante et répandue, et doit m'occuper longtemps.

Je ne prétends pas que l'idée d'un rapprochement entre la céramique des Ibères et celle des pays de culture grecque ne soit jamais venue à l'idée de personne. M. Georges Perrot a signalé la boîte en terre-cuite, munie de son couvercle, qui appartient à Don Pablo Gil, de Saragosse (Fig. 16). Mal informé, et n'ayant pas vu l'objet, l'éminent archéologue estime que « c'est un objet qui appartient à la dernière époque de la

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