N" i8/|54 du Musée, 3 de Ferra et de Mélida
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pointe très aiguë. Mais ce qu'il importe surtout de constater, c*est que la paupière et les plïs «le répideniip qui *e fronce quand l'œil s'ouvre laidement, sont indiquée par quatre encoches on demi-cercle, dont les extrémités se rejoignent presque, malgré le parallélisme apparent, et qui sont
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taillées prulondéiiirtil » arijrli's vils dans I l'-paisscur de la peau, avec une ncllclé bniliilp : on dirail rincisioii sùclic (rmir laine Irancliaiiledans un bois dur. Los ipiiitro an-tcs de rliaque sounii s'i'lagcnt en courbes rigides, absolument sviiiélri(|uos aii\ quatix* aiôtes de Taulro. Les autres parties creuses de la tiHo, c'est-à-dire la commissure des lèvres cl les narines,
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sont taillées avec la même dureté précise, mais avec moins d'originalité. Les lèvres sont séparées par une simple ligne gravée en biseau : les trous des narines, peu profonds, sont une simple cavité en forme de virgule, dont le bord inférieur est émoussé, le bord supérieur à angle vif. Nous n'avons plus à noter que deux détails, Tun qui intéresse Tari, c'est que les poils sont minutieusement figurés sur le front et à la naissance des cornes par des traits finement ondulés de burin ; Taulre de pure technique, c'est que les cornes et les oreilles — 1res délachées et tendues horizontalement sous les cornes — sont des pièces coulées à part. Elles étaient fixées au crâne au moyen de clous : Tmi d'oîilre eux, qui maintient la corne droite, est encore planté dans le bronze. Enfin, nous devons attirer l'attention sur la forme très allongée du museau : du point lacrymal au coin de la bouche, la dislance est très longue: on esl d'autant plus frappé de cet élirement que les naseaux s'arrondissent et s'évasent, contrastant avec l'amincissement à hauteur du chanfrein. M. Mélida. je ne sais trop pour quelle raison, croit que cette tête est une tôle de taureau, tandis que la seconde serait une tête de vache (Fig. i lo).
Celle-ci (B) est aussi complète et bien conservée que la première ' ; les deux cornes sont intactes, mais le bord inférieur de l'oreille gauche est ébréché. La aussi les cornes ont été fondues à part ; les deux clous a tète ronde qui les réunissaient aux tempes sont conservés : mais les oreilles font corps avec le reste de la tète. L'aspect général est ici un peu différent; l'animal n'est pas de la même race. D'abord ses cornes sont plus longues ; elles mesurent 0^,70 et sont écartées de ^".(iS : la longueur de la tête, du front au bout du mulle, est d ailleurs de o"\r)ri. c'est-à-dire qu'elle a quelques centimètres de plus que la première. La forme est encore celle d'une lyre, mais d'une lyre arrondie avec moins de souplesse : les pointes, beaucoup plus fines, n'ont pas la même tendance à se rapprocher, mais montent régulièrement divergentes: enfin tout l'appareil est porté en avant, au lieu de fuir en arrière. Hien plus étroite d'une tempe à raulre. avec des oreilles plus longues et plus grêles, la tête s'amincit et s'eflfîle graduellement jusqu'à la naissance du mufle qui