I. N» 18455 du MusiSo, 3 tlo Forrâ, i de Mclida
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s'évase légèrement. La boite osseuse n'est plus réduite à une sorte de schéma : elle n'est pas symétriquement divisée par une arête au milieu du front ; mais, sans qu'il soit encore question de modelé savant et naturel, il j a un sentiment plus exact de la réalité vivante dans l'arrondissement cylindrique du museau.
lie Coslig (B). (Mum'^r de Nfadrid.)
Malgré cfitto diversité do type et d'aspect gi'm'riil, les deux t^tes sont pourtant sunirs. 11 suOit pour sVn persuiidcr d'observer la facture des paupiÎTOK ot dps sourcils. Dans la seconde ti^te l'o-il n'es! pas rapporté ; il est modi'lé dans le bronze mi'nir : il est gros, absolument o^alc, saillant et placé dans une direction moins oblique. La ])inipière. qui cpouse le contour du globe, eal indiquée par un mince reliord, ce qui marque déjà une ditTémncc sensible de ce bronze au précédent. Mais les plis de
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la peau autour des paupières sont interprétés exactement de la même manière : ils sont aussi au nombre de quatre et toute la difiérence que Ton peut trouver, c'est que les encoches sont en B moins larges et moins profondes : les arêtes sont moins vives et plus rapprochées : la dureté de rincision est légèrement adoucie et les angles ont une tendance à s'arrondir. D'ailleurs l'espace d'un c^il à l'autre est plus large ; le front parait plus vaste et tout le système visuel a pris moins d'importance.
Le style est encore le même si Ton étudie les narines, trop petites aussi, assez mal placées et de forme approximative ; mais il y a néanmoins un peu d'atténuation, comme dans le style des sourcils : la cavité est plus profonde et les bords externes en sont émoussés. Ce qui étonne, c'est que les poils ne soient pas indiqués ici sur le front comme à la première tele, par des traits gravés. Mais en revanche, détails nouveaux, le sculpteur a exprimé au-dessus des narines, au moyen de deux bourrelets parallèles qui l'encerclent, le plissement de la peau molle en cet endroit; et sur la joue, au-dessous de l'œil, une double saillie ronde en forme de mince cordon, ayant la figure d'un angle aigu, indique deux veines à lleur de cuir. De plus, la section du cou commence beaucoup plus bas, de façon à être, pour ainsi dire, horizontale, si bien qu'un assez grand morceau du cou est attenant à la tête ; l'artiste a eu soin de marquer par une série de cannelures verticales et parallèles les ondulations de la peau du fanon ; mais la facture est moins sèche, car tous les angles sont arrondis au fond aussi bien qu'aux arêtes des cannelures.
Un détail intéresse aussi la technique, c'est une réparation très nettement visible a la naissance de la corne droite : une pièce a été rattachée au front par une série de queues d'arondes. Notons enfui que le cou, à l'intérieur, est traversé par une petite règle de bronze horizontale (Fig. 1 1 1 ). La troisième tête (C), dès le premier abord, parait d'un travail plus achevé*. M. Mélida veut v reconnaître la tête d'un veau, sans doute parce qu'elle est plus petite, n'ayant que o'^.^a de hauteur et o™,25 de large. Il est difficile de se rendre à cet avis, à cause de la dimension de la corne — celle de droite est seule conservée. Dans tous les cas, la