PI. VU
Ce qui les caractérise avant tout, c'est leur altitude: ces figures sont
debout, amplement drapées, et tiennent des deux mains, au-devant de
leur taille, un vase sacré. Il y en a, à Madrid seulement, quatorze de ce
type, sans compter les fragments, et beaucoup ont été cataloguées hors
de Madrid * .
11 faut joindre à cette série deu\ statues qui présentent une variante. L'une (n** 35o8, de la Hada, pi. M, n" 3) est l'image d'une femme qui tient le vase de la seule main droite, et de la gauche porte contre la
I. l/iinc des plus liellcs »1<» la srrio est de Madrid (fij:. i\t) : <|iioi(|iie la surface île
penlue (fig. l^i). J'en ai trouvé tui cro- la pierre ail beaucoup souffert el tpie les
*|tjis sur l'album de J. de I). Aguado (vov. jambes soient briséo aux genoux, on se rend
^itftnr, p. '|3, noie i). Bien que la lèle man- compte <pie la lèle a>ail une grande majesté,
*|ue, on comprend que r«i»u\re, avec >esriclies et les colliers sont «l'une anq)le ricbesse. (l'est
•lra|>cries, ses collier», ses bagues, devait être ini des beaux fragments du Mus^'k?, et l'un des
l^kresqiie aussi importante que la stalu(> princi- plus sûrement autbentiques. ^jale — J*eD dirai autant do la statue n^ 7O38
poitrine une boule (Fig. i.'i3): lautre (n" 35o5, de la Rada, pi. V, 11" li) lient le vase de la main gauclie. et de la main droite relevée contre son éj>aule, la paume en avant, l'index dressé, fait un geste de bénédiction' (Fig. li'i)-
Une autre femme (n° -QBo. de la Itada.
pi. VI, n° i) porte, ù la mode ordinaire, un vase <pii a la forme d un bol, et ^^Ul»
bas, à la bauteur du ventre, un autre ustensile qui semble un (lacon muni d'une anse mobile. Les mains ayant disparu, on ne peut se rendre bien compte de la disposition réelle (Fig. i45).
Enfm, il y a encore un groupe de deux personnages, un liomme et une femme, qui, étroitement accolés l'un à l'autre par les épaules, soutiennent un gros vase placé entre eux (n° 35o8. de la Bada, pi. V, n" a) (Fig. iHG).
Ces rapports d'action et d'attitude n'empèclienl pas qu'il existe plus que des ^arianles, je veux dire des dilTérences cssen tielles entre les œuvres de cette -série, que je suis forcé de diviser en deux groupes très distincts. Dans l'un prennent place les statues apparentées de style avec la plus grande et ta plus belle, qu'il est nécessaire de décrire une fois de plus, car elle est d'
(Maarid).
iiportance cupitalc.
c \af Stnlo*
I. Ci>ne statue semble uiic de» |iliis susppcle* de U collcclîon, el pourtant je ne me ■vsous pas i l'ciclure, car si te geste de la mtiu droite parait tout ï fait ehrélien et mo d«rne. si la facliire a une rondour (les mairie rii particulier), dont il n'y a pas d'autre eicmplc austi caraelérisé. si quplipios délails
|>ai
gland qui pcnil il (lauclie. si le va<e ressemble ù s'ï méiirpiidri' à un Saiiit-f^ilHiirc, malgré tout la mitre d ses jiendetoqnes, le bandeau du front, la disposition de la robe et du man-
c jure
due de la grande statue