‹ Essai sur l'art et l'industrie de l'Espagne primitive (volume 3)Chapitre 38 sur 80 · LA · texte numérisé non relu

LA

Haute de i'",35, y comiiris la hase sur laquelle elle est posée, la femme est debout, sans que ses pieds soient tout à fait joints. Elle est vêtue d'une longue robe de dessous, froncée à petits plïs rigides très réguliers, el dont on aperçoit seulement l'extrémité inférieure, étalée en rebord de cloche sur les pieds à peine saillants et à droite et à gauche de ces pieds ; par-dessus cette robe, ou plutôt celte tunique, est une autre tunique unie, qui épouse les formes de la première, mais est un peu plus courte qu'elle. C'est celte robe sans doute que l'on voit sur le haut de la gorge, agrafée au cou par une (ihule. Sur le ventre, et jusqu'à nii-jambes, l'étofTe en est recouverte par une derniôre jupe, ou peut-ôtre un tablier orné de stries disposées en chevrons. Toute la poitrine, jusqu'à la taille, est couverte d'un rifhc pectoral en passementerie. Il se compose de trois grosses tresses semblables à des biundebourgs, et faisant saillie sur un fond de cordonnets entrelaces : au bord supérieur se trouvent trois cordons parallèles, au bord inférieur est adaptée une étroite frange de boules. Tout le revers du personnage, le devant des épaules et les bras disparaissent sous un vaste cliàle que les poignets relèvent, dont deux pans tombent à droite et à gauche pour

(Madrid).

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