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■r.car M. Eiie..!,dans
Il ciiqutili! ai prûdso, i
l'a Iroiivû le» Itidicea
rioiide Id. Iliicr«iil
1 pUMiiiblivr d'ailleurs
que sur da trvs nombreuses slèlra carthaginoises apparaîsMiil des personnages faisant de la main levée te geste do la Unédiclion. Par un prociklô comrnoile de simplification, une niuiii ouvirrte siiUil i ra|>|>ck'r le geste symbo' iiqiie. \.v» exeuipk'S sniit sî abondants et si connus qu'il est inutile d'insister. (N" de la statue il Madrid. 35.i3. — Haiilour, o"'.7î.) \ny, une imago en lirliograviirc dan» le Calu'logo del -Vus. aiqu. nae. (socciâo i»), aprè' la p. jçi'i. en baut à gauche.
■■ r-E LOS SANTOS ET MONTEA^l-":
LA Sri'Ll'TUBE l-J-J
traîner jusqu'à terre, cl dont les deux autres viennent s'appliquer sur le venlre, L'étolfc est disposi'e d'une façon rigoureusement svmétrique
V>. — CiTru de lo- Sanlos {MiidriJ>.
sur les épaules, sur les liras, sur les côtés, sur le devant du corps, formant des plis cassés très réguliers. Les quatre pans s'ont terminés par des glands.
I«j8 LA SCULPTIRE
La coiffure est très riche et très originale. Les cheveux sont netlennenl coupés sur le front qu'ils couronnent de petites mèches réguHères ; à droite et à gauche ils se divisent en trois longues papillolles qui pendent presque jusqu'à la taille. Le visage et la gorge se trouvent ainsi très largement encadrés. Mais ce qui contribue surtout à TelTet de cette coiffure, c'est que la tête est recouverte d'un opulent bandeau brodé et posé à plat, bordé d'une élégante frange, et d'où tombent jusqu'aux épaules, de chaque côté, d'épais disques ornés que supportent des tresses. Pour M. Heuzey, dont j'aime à reproduire la description élégante et précise, (( le bandeau est métallique, bordé de plaquettes mobiles en forme de (( feuilles lancéolées. Il est maintenu sur la tète par une autre bande (( transversale où l'on voit courir un rinceau de volutes qui se contra- « rient. De chaque côté un large fleuron à quatre pétales, avec languettes (( intermédiaires, sert de point d'attache à un floc de cordelettes ou de (( petites chahies destinées à élargir latéralement le volume de la cheve- (( lure. Parmi les pendeloques également lancéolées qu'elles supportent (( sont suspendues les deux énormes rondelles d'un riche travail, trop « lourdes en eflct pour que les oreilles aient pu en soutenir le poids ' ».
Il faut ajouler, pour tout dire, que la main droite porte une bague à l'index, à l'annulaire et au petit doigt, et la gauche un seul anneau a l'index. Le vase a la forme d'un gobelet plus large du haut que du bas ; les pieds sont enfermés dans des souliers pointus, ou plutôt des chaussons, car on ne voit pas distinctement la semelle.
Quant au visage, malgré des maladresses évidentes d'exécution et des ignorances anatomiques non moins certaines, malgré la lourdeur des traits. et la rudesse des contours, nul ne peut s'empêcher de louer la gravité hautaine de l'expression. Les yeux, grands et trop ouverts, avec la paupière supérieure très surélevée, éclairent le visage, auquel le nez mince et droit, la bouche serrée aux coins un peu tombants, le front large, les pommettes saillantes, le menton fort, donnent un air sévère et majestueux. Et les lignes générales du corps, l'immobilité des épaules carrées, des bras pendants, du torse ferme et des jambes raides, l'ampleur des
ï. L. Ueuzcy, lievue iVAssyr'wlogie, il, p. 102.
l8o Î-A SCULPTURE
n'ont pas la même valeur. Elles sont sans doute les œuvres de sculpteurs moins habiles ou, si l'on veut, moins artistes. Je ne parle pas seulement de leur taille plus petite, ni do leur accoutrement moins magnifique. L'une n'a que deux jupes au lieu de trois ; son pectoral se réduit à un triple collier, et au lieu du riche bandeau à pendeloques, elle n'a sur la tête que son voile relevé. Les proportions de son corps sont mauvaises ; sa tête carrée écrase ses épaules trop étroites ; ses mains aux doigts démesurés sont difformes: l'expression de son visage est obtuse. Bref, si l'intérêt archéologique de l'œuvre est grand, la valeur d'art en est
médiocre* (F^g- ^i?)-
A ce titre la seconde figure est préférable. Le vêtement, robes et manteau, est ici encore fort simplifié : le pectoral est réduit à un simple collier, mais l'ornement de tête est très soigné : placé par-dessus le châle qui fait voile, très décoré de plaques en relief au-dessus du crâne, il retombe des deux colés des tempes en une masse de glands qui va s'élargissanl, et se coupe net à la hauteur du menton. Cet ajustement est original, et encadre bien des traits grossiers sans doute, mais à l'air jeune et assez vivant^ (Fig. i/|8).
J'ai déjà signalé la statue, ou plutôt la statuette (Haut. o'",57) du Musée de Madrid qui tient un vase de forme singulière, et a de plus, plaqué contre sa poitrine, une sorte de ciboire fermé par un couvercle conique. Elle porte aussi la double tunique, et le grand voile sur la tête et sur les épaules. Les formes en sont très lourdes, les draperies toutes simples, la facture plus que sommaire; elle n'est parée d'aucun bijou, mais elle a dans le port de la tête et dans l'expression du visage une cer-
hellénique^ puis M. A. Kngel «lans son liappoi'ty et que je [wiix heiir<,Mi>ciin'nl ropnxluire ici, frràce à leur bienveillance el à celle de M. Leroux. La dernière en dale est une botuie phololypie donnée par M. Mélida dans la Hes'istn de .irchisos, Vlll. pi. I\ . Le Mu^ée du Louvre el le Mii-'t'e archéologique de rLni\ersité de H<ir<l«'aii\ possèdent de très bons moulages de cetlr (iMi\re «le premier ordre. Elle porle à Madrid \o n® Z^hS.
a. N° 7634. Voir Pierre Paris, lirvue philoinatifjiif* de Bordeaux et du Sud-Ouesf,
1899 (juillet) : La Dame d'Elche au Musée du Louvre^ fig. u, et Revue de l'art ancien et moderne^ 1898, L p. 197; J.-R. Mélida, lies'ista de ArchiK'os, VIIL pi. V, à droite. Hauteur, o'",6<k
.'V Musée <le Madrid, n'* "^CvIk^ (de la Rada, j)l. \1, n".")); Pierre Paris, Itevue philomat if/ lie, 1900, fig 8 ; Res'ue de Vart ancien et moderne, 1898, L p. 199; J.-R. Mélida, Résista de Archisns, VïII, pi. V, à gîiuclie. - llatiteur. i)"',r)'|.
l82 LK SCILPTIRE
par rajusteincnl des hahilH : sa jupe de dessous a des plis du dessin le piuB libre que nous ayons vu jusqu'ici ; celle de dessus offre un système de plis plais, se recouvraot en partie les uns les autres, dont j'aurai plus loin à marquer l'importance (fig- i-'i9)'-
Knfin. la figure i5o est l'image d'une très originale statuette du inrme groupe, puisqu'elle repré- Monle une femme tenant le vase
(Collection ricl IIoecIi. i Alicanle )
sacré ; mais la coilfure est toute nouvelle ; c'est une sorte de cbaperon posé pardessus le voile, et dccoi'é, par devant, d'un vissée
pour nier l'antiquité du
radié vu de face. Je ne vois pas de rai morceau".
Il v a encore un certain nombre de fragments de statues qui se rattachent assincmeiit a cette série, mais dont la valeur est très Inégale (Figi5i-i6g). Tels, comme le n" 7f)j(-de Madrid (Plg. i5i), ou la figure i55.
. lliillfli» lmpaiii>iiie. III. ir
.i (pi. ^
i) ; liaiitcur, o"'.3i). De la Rada,
FiG. ijy. — \l;i.ln.l. l'ic i.'.i,. - \llia.olr. i;Di|>ii1acion Provincial.)
Vu.. Mil, - \l.iiln.t.
LA SnULPTlHE 187
n" 66 du Catalogue que j'ai dressé (^Musée du Louvre) ', les figures 154, 1 6 1 , 1 6a (Musée des Pères Escolapios, à Yecla) * n'ont d'autre mërite que de nous montrer avec une grande netteté le mode de superposition des vêtements, le sysième des plis des robes cl du cliàle, l'importance des colliers, dans des œuvres de formes courtes et loui-des, d'exécution rapide et maladroite. D'aulrcs, comme la ligure 1Ô7 (Musée de Madrid), les 6gure8 lôa (Musée de Murcie)'et lôlil Collège d'Yeclat'. sont les restes de sculptures beaucoup plus soignées, de conccplion et de faclure plus ■riistïques, et qui probablement provleuiicnt de stnlues qui ne le cédaient
los Sanlos (C.llrgc
pas beaucoup à la grande statue de Madrid dont elles rappellent à première vue le souvenir. En particulier le fragment d'Vccla où l'on voit une ligne de perles bordant à droite le manteau qui Iraine Jusqu'aux pieds, me semble le débris d'une slalue 1res élégaiile dans son genre. dont la perle est des plus regreltables.
Quelques tètes, qui ont appartenu selon toute vraisemblance à de» statues analogues, ont été retrouvées séparées, cl les corps qu'elles surmontaient, brises sans doute en morceau\, ont disparu, delà est très tjlcheux, car si l'on en ju^c d'après le mérile artistique des fragments conservés, plusieurs de ces statues devaient être fort belles.