‹ Essai sur l'art et l'industrie de l'Espagne primitive (volume 3)Chapitre 43 sur 80 · Mu>ëe do Madrid. d<- 7617. Db U Rada, pi. VIII, n · texte numérisé non relu

Mu>ëe do Madrid. d<- 7617. Db U Rada, pi. VIII, n

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Enfin, il faut ouvrir une série spéciale pour un certain nombre de statues et statuettes et pour un certain nombre de fragments qui ne se rattachent complètement à aucune des séries précédentes, bien qu'elles aient des rapports arec toutes. La plupart, si elles n*ont pas grand mérite artistique, ont une grande valeur de documents, et c'est pour cela que j'en dresse avec soin le catalogue descriptif:

1° Statuette de femme debout ; le bas du corps est brisé depuis le» genoux environ. Elle est coilTée d'une mitre fuyante recouverte d'un voile, lequel s'engage sur les côtés et par derrière sous un ample manteau qui remonte en pointe presque jusqu'au sommet de la mitre. Sur le front, on voit un triple bandeau plat d'où pendent à droite et à gauche des ornements indistincts : deux grands disques, en forme de roues a large moyeu faisant umbo et a larges rayons, couvrent les oreilles et encadrent le visage, dont par malheur les traits sont rongés. Le manteau dont je viens de parler s'ouvre largement sur la poitrine, laissant voir au cou l'ourlet d'une robe de dessous, et un double collier où sont suspendues des amulettes. Les deux bords de rélolTe se rejoignent à la hauteur de la taille, où ils sont retenus par un gros bouton arrondi. Les mains sont brisées; elles sortaient du chale et se portaient en avant, d'un même mouvement. On voit que sur les épaules le manteau était reployé k larges plis archaïques, comme celui de la grande statue. Hauteur, o"',39 (Fig. 208)* ;

2® 11 existe au collège des P. P. Escolapios d'Yecla le moulage d'une statuette dont l'original a disparu. Le personnage est une femme debout (le moulage est brisé un peu au-dessus des genoux), vêtue d'une longue robe et d'un grand manteau ouvert sur la poitrine ; les deux bords de ce manteau sont rapprochés, à la hauteur de la taille, par un gros bouton.

extraordinaires du Ccrro, cl le passage de V (1876), pi. IV, n^ i3. La statuette « été Cean-Beniiridcz \ieiit. à mon sens, aidiT :i Iroiivco « sous rescalier du Icmjilc, à la proprouver rauthonlicilé de ces dernières. Notons tondeur de i"',5o ». — Pierre Paris, Monti' d'ailleurs le caractère très oriental de cette ments de la Fondation Piot, t. IV, Buste déesse courolroplie. ospaifaol, |>. i3, fig. 6. I. N" 7707. Savirôn, Boletin de Archivost

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Les bras sont dissimulés sous l'étoffe. Sur la gorge s'étale un large collier oii pend une amulette. La tcle était coiffée d'une mitre recouverte d'un voile tombant sur les épaules. De grosses boules pendent aux oreilles. Les traits du visage sont malheureusement indistincts. Hauteur, o"',i5 (Fig. aoç))';

1119 — SlatiicllK ili to) Sa ni»» (moulage 1 d-Yccla).

colli-gc

- Fogmcnl cru lus SaolM (M«dry).

3" Fragment de statuette de même type, mais de style encore sîmpliOc. La tnte manque; les mains, qui sortaient du manteau, ont disparu: les jambes sont brisées depuis les genoux. Le manteau était attaché contre la ceinture par un bouton en boute ; sur la gorge on voit deux colliers. le premier seulement ayant des pendeloques plates, en forme d'oves. Pas plus que dans le moulage d'Yecla on ne voit figurés les dcut pans de l'éloffc du niantoau au-dessous de la taille '(Fig. aïo) ;

^1° Fragment de statuette de mi^me type. La tète manque ; le corps est

t. Piorre Paris. Hullelin bispaniiiur, q"',i4). Il est pané à Madrid dr« mains du

m, p. ni. n" l. [il. 1. Il" I La statupllo Père C. Vdasco. d'Yecla. Cf. Pierre Paris.

" osl [italc t>ir dcrriSre. " Moiiiliiifiils Pîol, IV, ffujte espagnol,

1 Mim'C de Madri.l, 11" i-i^S (liaulcur. p. i(i.

LA 8CULPTUBE 3,1 §

réduîl au torse et à la moitié des jambes. Mais les mains sont conservées. La femme portait le grand manteau, disposé comme précédemment; mais il y manque le riche boulon qui en rapprochait et retenait unis les bords. Dans l'écartemcnt de l'étofle sur ia gorge, on voit la robe montante jusqu'au cou, et un seul collier muni d'une sorte de clocliellc renversée en pendeloque. Ce qu'il y a de plus intéressant c'est que les mains ont saisi à pleins poings le manteau, dont elles relèvent les pans au-dessus de la taille, sans doute pour ne pas s'en embarrasser pendant la marclic (Fig. ai i) ' :

5° Fragment d'une statuette analogue, mais plus réduite encore. Il ne reste qu'un morceau du corps, depuis la taille jusqu'aux genoux. Heureusement les mains subsistent : i-Ucs tiennent à poignée le manteau, dont les pans retombent en une double chute de plis archaïques.

Mais les bords de l'éloll'e ne couvrent pas tout le ventre, et l'on aperçoit les plis obliques d'une jupe de dessous. Le stvle du fragment, plus riche et plus souple, quoique plus franchement archaïque, fait regretter que la statuette ne soit pas complète (Fig. 212)':

6" Fragment de statue féminine, très mutilée. Il ne reste que le torse, jusqu'à mi-cuisses : le bras gauche et la main droite ont disparu : toute la surface antérieure est usée et grattée. Néanmoins on reconnaît le reste d'une figure de femme qui, de la main

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