‹ Essai sur l'art et l'industrie de l'Espagne primitive (volume 5)Chapitre 6 sur 89 · I. A. Engel, art. cité, p. 217 (|). i<) du tirage à part · texte numérisé non relu

I. A. Engel, art. cité, p. 217 (|). i<) du tirage à part

delà région de Murcie, si bien démasqués par M. Engel, aient choisi Monfeagudo pour en faire un de leurs dépôts d'antiques. J'y ai retrouvé entre autres inventions ultra-modernes, une réplique de la stupéBante plaque obscène que M. Engel a vue ailleurs, et signalée à la défiance des amateurs. Peut-être, après tout, est-ce la même qui a voyagé'.

RedobjIn.

J'ai déjà parlé, au chapitre de la sculpture, de la station archéologique de Redobân. près d'Orihuela*, et de sou inventeur, Valériane Aracîl,

grcci cl îtH^rii|ues de Redobin.

barbier et antiquaire (Fig. Cf). C'est M. A. Engel qui a eu connaissance des fouilles exécutées en 1893 par Aracil avec le concours de l'alcalde de Redohi'iii, et a décrit avec une soigneuse précision les plus intéressants des objets trouvés par les TuuS<oîy/oi d'Ûrihuela. Voici, dans celte liste, ce qui concerne la céramique :

« Une lampe en terre cuite, en forme de colombe (o"',3o);

t. \. Engel, (ir(. rili, \i. iï8 (|i. i-j Jii liragc 1 |<art}. a. T r. p. 87 cl s.

(( Des écuelles noires vernissées, décorées de palmettes imprimées au poinçon (c^^sa), type commun en Grèce;

(( Deux cratères peints, rouge sur noir, où sont représentées des scènes bachiques : ils sont originaires, suivant M. Potlicr, de lltalie méridionale, et remontent au ni* ou iv'' siècle avant J.-C. Du rcsle, parfaitement authentiques :

« Deux gobelets peints (o"',i8), ornés de zones géométriques ' ;

(( Le fond d*un alabastron ;

(( Des grains de collier en terre cuite ;

(( Des vases ordinaires en terre grise, de formes variées :

(( Une urne funéraire grise à cercles rouges, coifTée d'un couvercle en forme de cloche (h. o"\2i, diam. o'",.*{3);

(( Un monceau de fragments de vases points et autres ;

(( Un petit pilon en terre cuite'. »

M. Engel a eu quelques hésitations au sujet de la provenance des vases grecs à figures rouges qu'il a vus chez l'alcalde de Hedoban ; mais j'ai recueilli moi-m>ine sur le terrain des fouilles des débris de céramique grecque qui doivent lever tous les doules. En septembre 189;) le fils de cet alcalde, qui venait de mourir, m'a montré les débris de la collection de son père et m'a même donné un petit plat en argile rouge, peint de cercles concentriques et de dessins végétaux. Je l'ai rapporté au Louvre,

HOJALES (CaBEZA LuCERO).

C'est à Valériano Aracil que je dois d'avoir reconnu ime autre station céramique importante de la même région. A vrai dire ce n'est pas là une découverte. Cean-Bermùdez, au mot Guardamar, a écrit: (( Guardamar, ville du royaume de Valence, dans le [mrtido d'Orihuela, près de la mer Méditerranée, a Tembouchure du fleuve Segura. Quelques géographes prétendent que ce fut la cité de Longurium ou I^ongontica, ou Loguntica, près de laquelle Cneus Scipion brûla un grande quantité

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