‹ Essai sur l'art et l'industrie de l'Espagne primitiveChapitre 23 sur 61 · Ibid., fig · texte numérisé non relu

Ibid., fig

6g. 4a6. n° il; fig. 4a8, n» 17; fig. 43i,

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fond, et le profil d'un chien courant vers la droite. Derrière ce groupe on voit un prisonnier de petite taille, à grosse tête, les mains liées derrière le dos ; au-dessus de sa tête est posée une main tenant dressée une massue. On distingue un peu des bras et un peu du corps du personnage qui brandissait cette arme ; de même, du côté opposé, on voit un bras tendu qui porte un boumérang. Enfin, le peu de champ laissé libre au-dessous de cette scène est occupé par un homme allongé, presque à plat ventre, dans l'attitude d'un nageur.

Ce tableau n'est pas nouveau ; c'est, avec peu de variantes, celui qui est figuré au centre de la coupe de Préneste où se lit le nom d' Esmunjaïr ben Asto \ ou mieux encore de la patère de Dali au Musée du Louvre *, et sur la zone extérieure d'une patère de Gurium au Musée de New-York s . M. Perrot a parfaitement expliqué la valeur purement décorative de ce motif et des motifs du même genre qui foisonnent sur les coupes et les patères de métal phéniciennes. Aussi n'est-il pas nécessaire d'y revenir en ce lieu. Mais il me semble intéressant de remarquer que la scène, telle qu'elle est ici représentée, n'est pas complète. Les personnages de gauche et de droite — celui-ci devait être le double du Pharaon recueillant les ennemis morts 4 — sont réduits chacun à un bras armé de la massue. C'est la preuve que la petite plaque d'or, si elle n'a pas été découpée simplement dans une bandelette où s'alignèrent à la suite l'une de l'autre des scènes égyptiennes, a été du moins mécaniquement décorée au moyen de l'estampage. Toutes les parties du moule sur lesquelles s'appliquait l'or sont également venues, et l'ouvrier, préoccupé surtout de ses personnages principaux, s'est peu embarrassé des fragments de personnages secondaires qui pouvaient rester à droite ou à gauche. Cette maladresse aurait choqué les auteurs des coupes et patères, qui ont du reste montré plus de soin à dessiner leurs images, à préciser le contour des êtres et des objets. L'art n'est pas, sur cette face de la pendeloque, de la même élégante qualité que sur la précédente. Il faut beaucoup d'attention pour retrouver la véritable forme et la véritable attitude du vaincu agenouillé ;

i. Perrot et Chipiez, Phénicie* fig. 36.

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