Ibid. t p. i5, fig. i
G Ibid., p\. 1 (Santa- Rosa).
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terai encore d'atlîrer l'attention sur les vues les plus caractéristiques, comme la grande habitation appelée Torre d'en Galmes, près A'Alayor (Minorque)', la galerie en ruines de San Adeodalo, au Sud de San Crislobai (Minorque)*, et le pilier central du monument principal de Torre Trendaca, près de Ciudadela (Minorque) 1 : sur le plus grand talayot connu, celui de San Morell, près de la baie d'Alcudia et le pic Farruilx (Majorque) 1 , sur deux talayots de Minorque, celui de Sanf Ayusti, près de San Cristobal, el de Torre Nova de Lo:ann, au Nord de Ciudadelà*, enfin sur les deux naus ou navetas de Rafal Ruhi 'et celle de
Fie. 19. — Maison à Britciros. (Carlailhac. ibid., lîg. 3o,ï.)
Son Mersé de Baix, près de Ferrerîas (Minorque) 1 . 11 va sans dire que je veux seulement ici constater un fait extérieur, le caractère colossal de ces ruines, et les rapprocher des constructions de môme système qui subsistent dans l'Espagne continentale, sans aborder les deux graves questions que soulève l'étude approfondie des monuments, celle de leur origine et celle de leur destination.
i. Ibid., pi. 18, 19 (La planche porte par '%. Ibid., pi. a8, »g.
erreur Gaumet au Mou de Galmes'). 5. E. Carlailhac, op. laud,, pi. 36. 35.
s. Ibid., pi. 9. fi. Ibid., pi. 43, 41.46.
3. Ibid., pi. i5 (La planche porte par 7. Ibid., pi. tffi. erreur Trencada au lieu do Trenditcà).
L ARCHITECTURE
Si je me suis borné à une rapide énumération de ces constructions cyclopéennes, sans les décrire par le menu, c'est que je voulais seulement marquer le contraste entre l'appareil énorme de ces murailles et celui des autres villes primitives que j'avais d'abord signalées. Ce contraste même fait venir à l'esprit l'idée que ces murs cyclopéens ne sont pas l'œuvre de peuples indigènes, mais bien plutôt de colons venus de l'étranger. On sait, en effet, que les enceintes de même style ne sont pas rares dans les pays où se sont établis les navigateurs orientaux pour les nécessités de leur commerce; on connaît les fortifications phéniciennes de Banias f et d'Erix*, et surtout les murs de temples de Malte 8 , qui, longtemps attribués à ces mêmes Phéniciens — on penche aujourd'hui pour le&Crétois — , ressemblent très parfaitement à la plupart des constructions espagnoles que j'ai rappelées. Et comme depuis la fondation de Gadir les comptoirs phéniciens se sont multipliés sur les côtes de la Péninsule, il parait légitime de songer à retrouver partout la main des immigrés.
Mais en ce qui concerne par exemple Tarragone, «il est presque certain, a dit M. Hubner, que les Phéniciens ne s'y sont pas établis, puisque le nom de Tarraco n'a pas une origine phénicienne, qu'il n'y a pas de monnaies de Tarragone à légende phénicienne, et que la ville manquait dans l'antiquité d'un port sûr* ». J'ajoute que la mention qu'en fait Festus Avienus est comme la preuve sûre d'une lointaine origine indigène. (Ora maritirna, v. 519). Quant à Sagonte, l'origine grecque n'en est pas absolument démontrée, comme le voudraient quelques érudits ; si la ville a bien reçu une colonie de Zacynthiens, ainsi qm l'ont affirmé Strabon", Tile Livc 6 , Pline 7 , Appien 8 et Silius Italicus 9 , M. le
1. Perrot et Chipiez, Histoire de l'ait dans l'antiquité, III, fig. a38.
a. Ibid., fig. a$i, a4a, 243.