Cod. Theod., liv. XIX, tit. XXIV, loi
3. Suét., In Auff., 41, 42. — Dio. Cas., Jlist. Rom.j LUI, 2.
ne parleroDShDoas pas des congiaria et des donativa^ ces primes que la peur donnait à Toisiveté ou que le pouvoir absolu jetait à la licence militaire.
Mais il faut maintenant résoudre une question qui ressort de tout ce que nous avons dit : Tltalie ne produisant plus de blé, les provinces devaient fournir la subsistance du peuple romain.
Ce fut toujours, on le comprend. Tune des premières et des plus graves préoccupations des * empereurs, de procurer du pain à ce peuple de Rome qui voulait bien qu'on gouvernât le monde en son nom, mais à condition qu'on lui fournit la seule chose qu'il demandât encore : du pain et des jeux, « panem et circenses^. »
Soit qu'on le vendit aux riches, soit qu'on le donnât aux pauvres, l'empereur seul était chargé d'approvisionner la ville. Examinons un moment l'organisation de ce service, qui était vraiment l'administration des secours publics, puisque ceux-ci se résumaient dans le blé distribué chaque mois.
Jusqu'à la fin de la République, les édiles curules avaient été chargés de tout ce qui regardait la sùbsis* tance des citoyens. César y ajouta deux édiles céréales^ préposés à l'inspection des greniers. En présence de l'importance toujours plus grande que prenaient ces attributions, Auguste créa un fonctionnaire, dont ce fut