Capitolin, In Pwrtinacej IX, 2. Orelli
Cf2 PREMIÈRE PARTIE.
Lampride nous rapporte, et de nombreuses inscriptions attestent qu'il établit en Thonneur de sa mère des pueri et des puellœ Mammœanœ ^,
Enfin, et c'est encore là une des formes de l'assistance publique, et même l'une des plus parfaites, puisqu'elle s'adresse à l'âme, Alexandre-Sévère ouvrit des écoles gratuites pour les enfants de familles indigentes, ou leur fournit des places, qu'il payait lui-même, dans les écoles des grammairiens et des rhéteurs.
Après Alexandre-Sévère la décadence se précipite ; et les empereurs, qu'un caprice des soldats élève ou renverse, n'ont ni la volonté ni le temps de s'occuper des pauvres.
Des médailles de la chrétienne Otaciiia, femme de l'empereur Philippe (244-249), qui fut peut-être chrétien lui-même, semblent lui attribuer des fondations de bienfaisance.
Aurélien (270-275) modifia les distributions de Rome : d'un soulagement pour la faim, il voulut faire une jouissance pour la sensualité; au lieu de blé en nature, il donna au peuple des couronnes de pain de fleur de farine, couronnes perpétuelles que Ton recevait tous les jours, et qui étaient même, parait-il, transmissibles fit héritage. C'était vraiment montrer une faveur bien grande pour la plèbe de Rome; ce fut, du reste, la dernière. Pendant les dix années qui suivirent, les empereurs, chefs militaires, ne firent guère que rester au milieu des légions, dispensatrices et maîtresses du pouvoir, et Dioclétien porta à la Ville le coup de grâce en allant établir à Nicomédie le siège de l'Empire. Il n'y a,
i, Lampride; cap. 57.
du reste, sous son règne de vingt ans, aucune mesure de bienfaisance à signaler.
Passons donc rapidement sur ces dernières années de l'Empire, qui ne sont marquées que par des guerres intestines et les soulèvements des légions, et arrivons à Constjintin, sous le règne duquel nous verrons s'exercer la vraie bienfaisance, dégagée de toute idée parasite.