‹ Essai sur l'assitance publique, sun histoireChapitre 34 sur 89 · Âct. Âpost., II, 44, 45; IV · texte numérisé non relu

Âct. Âpost., II, 44, 45; IV

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Les oblatiom^ les offrandes, toujours volontaires, que Ton apportait aux apôtres et plus tard aux évêques, et la collecte^ reste d'un usage judaïque, qui eut lieu de tout temps parmi les chrétiens, étaient les ressources des pauvres. Mais bientôt les apôtres ne purent suffire à leur tâche, et ils demandèrent aux fidèles de leur désigner sept d'entre eux dignes de se consacrer au service des pauvres ; car servir les pauvres était un honneur dans TÉglise, et ces mots suffisent pour faire sentir le chemin parcouru depuis les temps païens. Sept hommes furent désignés, dont nous avons les noms et dont Etienne fut le premier. Ce furent les premiers diacres ^ Ils étaient spécialement destinés à aller porter des secours de toute nature aux pauvres, aux vieillards, aux malades et aux infirmes. Tous gens, il faut le remarquer, ne pouvant pas travailler. Le travail, en effet, était prescrit aux chrétiens par leur religion même; avec quelle rigueur, nous Tavons vu; c'était pour eux une obligation de conscience, et c'eût été commettre une faute que de vivre aux dépens de la charité de leurs frères quand leurs ressources ou leur travail pouvaient leur suffire. C'était au contraire un honneur, non-seulement de ne rien demander, mais d'augmenter de son superflu le fonds commun de la charité. Aussi au premier rang des indigents secourus étaient la veuve, l'orphelin, le prisonnier, puis l'étranger, le malade, le pauvre.

Bientôt les diacres eux-mêmes ne suffirent plus à distribuer aux malheureux les offrandes des fidèles; d'un autre côté, on s'aperçut bien vite que les femmes étaient

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