‹ Essai sur l'assitance publique, sun histoireChapitre 35 sur 89 · Àct. Âpost.y VI · texte numérisé non relu

Àct. Âpost.y VI

merveilleusement propres à ce ministère de dévouement : on créa les dtocone^^e^; <;'étaient, nous dit saint Paul, des veuves de soixante ans au moins, mariées une seule fois, a^^ant élevé leurs fils, puis ayant assisté les malheureux et accompli toutes sortes de bonnes œuvres*.

Ainsi, pendant les trois premiers siècles, les évéques, successeurs des apôtres, recueillaient des aumônes et des dons quL formaient le trésor de TÉglise, et qui servaient à secourir à domicile les pauvres et les malades; c'est là le caractère propre de la charité à cette époque.

Chaque église possédait ses diacres et ses diaconesses soumis à l'évêque. La ville de Rome était divisée en sept régions; dans chacune un diacre était chargé de veiller à Tentretien des pauvres et de distribuer des aliments, dans une maison destinée à cet effet, à tous . ceux qui étaient inscrits sur le registre appelé « catalogue des pauvres 2. »

Du temps du pape Corneille, qui mourut le 14 septembre 252, l'église de Rome nourrissait ainsi quinze cents veuves, infirmes ou pauvres, et secourait au loin les indigents de toutes les églises.

Mais ces pauvres, nous ne saurions trop le répéter, étaient ceux qui ne pouvaient pas travailler. ^ Procurez de l'ouvrage aux ouvriers, dit saint Clément; pour ceux qui n'ont aucun métier, chjerchez-leur d'honnêtes occasions de gagner le nécessaire. Faites des aumônes à ceux qui sont incapables de travailler^. »

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