Sanct. Hycron., Epist. 84, Ad Oceanum
2. Villemain, Tableau de l'Éloquence chrétienne au /K« siècle, saint Jérôme, p. 329.
HISTOIRE. d4
l'or de ses palais contre une cabane de la Judée ^ Le laïc Pammaque, son gendre^ établit lui-même à Tembouchure du Tibre, à Ostie, un hospice dont on vient de retrouver les fondations.
L'Orient n'était pas en retard dans cette lutte de la charité; il avait déjà vu s'élever ce superbe et immense palais que saint Basile avait bâti pires de Gésarée pour les pèlerins et les malades. On l'appelait du nom de son fondateur, la Basiliade^ et les historiens nous disent qu'il était grand comme une ville. A l'appel de l'éloquent évêque de Gésarée, le riche était venu lui offrir son superflu, et le pauvre même une partie de son nécessaire; grâce à ces aumônes, les bâtiments destinés d'abord à être une maison pour les voyageurs, xenodo^ chium^ s^étaient agrandis ; bientôt l'on y ajouta des hôpitaux pour les malades, des ateliers pour les pauvres sans ouvrage^ des hospices pour les infirmes et même pour les lépreux, que leur contagion faisait repousser de partout.
Mais les meilleures actions attirent souvent des controverses et des ennuis. £n voyant les développements immenses de son œuvre, les ennemis de saint Basile l'accusèrent d'épuiser en folles dépenses les ressources des églises de la Gappadoce. Il se contenta d'envoyer au gouverneur de la province, Hippias, une justification calme et modérée où il disait : « L'empereur nous a permis d'administrer nous-mêmes nos églises ; quels dommages leurs biens ont-ils donc reçus de notre con* duite? Quelle injustice y a-t-il à, construire des asiles pour les pèlerins et les voyageurs, des hospices pour les malades qui viennent y chercher la santé, à leur donner