‹ Essai sur l'assitance publique, sun histoireChapitre 47 sur 89 · Imp. Jast., Nwel. Const, LXXX, cap. 4 et · texte numérisé non relu

Imp. Jast., Nwel. Const, LXXX, cap. 4 et

Noas avons ainsi retracé le tableau de Tassistasce publique sous les empereurs chrétiens ; il tie nous reste plus qu'à noter différentes mesures moins importantes qui furent prises par les empereurs jusqu'à la fin des deux Empires d'Orient et d'Occident.

Auparavant, il faut rappeler que Tempereur Julien rompit un moment, par son retour au paganisme, Talliance du pouvoir et de la religion chrétienne. Il fit presque renaître le siècle des persécutions, et la charité ne fut pas une des dernières choses auxquelles il s'attaqua, n révoqua les dons accordés par Constantin et annula les libéralités faites en faveur des pauvres.

Mais Julien, qui avait été chrétien, savait bien que la charité était Tune des grandes armes et Tune des vertus réservées de la religion du Christ. Il voulut l'imiter, il voulut créer des hospices et des moines païens; il n'y réussit pas. Et s'il était besoin de prouver que le christianisme peut seul engendrer la charité et l'abnégation qu'elle suppose, rien ne le montrerait mieux que la lettre découragée envoyée par le puissant empereur à Arsace, pontife de Galatie. Cette épître, nous l'avons déjà vu, rend un magnifique hommage à la charité chrétienne : c( Que ne tournons-nous les yeux, s'écrie Julien, vers ce qui a grandi la secte impie des chrétiens, c'est-*à-dire leur bienveillance envers les voyageurs, les soins qu'ils donnent à la sépulture des morts et la pureté qu'ils simulent? Je pense, en vérité, que nous devons suivre ces exemples... Ces maudits Galiléens, outre leurs pauvres,

nourrisseat aussi les nôtres, qu'on voit manquer 4e nos secours*. »

fiientôt, sous le règne de Yalentinion et de Yalens, la charité reprit un nouvel essor.

Ces deux empereurs confirmèrent une institution excellente qui existe, ou plutôt qui devrait exister encore aujourd'hui : celle des médecins gratuits chargés de donner des secours aux pauvres. Tirant peut-être son origine de €e fait qu'autrefois les temples d'Ësculape étaient pourvus de lits où les malades étaient reçus et soignés par les prêtres du dieu de la médecine, cette institution persista, parait-il, dans les municipes romains; les empereurs, notamment Valentinien, Valens, Théodose et Arcadius, assurèrent l'existence de ces médecins, qui purent, sans autre préoccupation, se livrer entièrement au soia des pauvres; ils devaient même ne demander aucun paiement à leurs malades; ils pouvaient seulement en recevoir quelque présent, quand ceux-ci étaient guéris et en bonne santé ^.

Théodose réunit pour la dernière ibis sous sa main les deux Empires d'Orient et d'Occident. Chrétien fervent et convaincu, inspiré d'ailleurs par les conseils de saint Ambroise, il ne pouvait que favoriser les développements de la charité chrétienne. Cet empereur, qui fut, si l'on peut dire, l'Auguste du Bas-Empire , dodit Con-

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