‹ Essai sur l'assitance publique, sun histoireChapitre 49 sur 89 · Cod. Théod., liv. XVI, til. il, lois · texte numérisé non relu

Cod. Théod., liv. XVI, til. il, lois

HISTOIRE. \0i

plus ; à Rome même, la détresse du fisc avait forcé de réduire les distributions de blé ; aussitôt le nombre de la population avait diminué.

Aux frontières les barbares avançaient de tous côtés; poussés vers Rome par une force invisible, ils semblaient vouloir s'approcher tour-à-tour de ce centre de lumière pour y chercher la puissance qui devait adoucir leurs mœurs et former des peuples nouveaux.

Incapables de leur résister, les faibles successeurs des Césars remportèrent pourtant quelques victoires qui n'opposèrent qu'une digue d'un instant à cette inondation d'hommes; enfin, en 476, le roi des Hérules, Odoacre, mit fin pour toujours à l'Empire d'Occident en fondant le royaume barbare d'Italie.

Grâce à sa situation, grâce aussi à une infusion plus complète dans ses veines appauvries de sève chrétienne et civilisatrice, l'Empire d'Orient devait résister dix siècles à l'invasion.

Mais nous ne suivrons pas pendant ce temps l'histoire souvent fastidieuse du Bas-Empire; au point de vue spécial qui nous occupe, cette époque ne vit guère en efifet que continuer et bientôt s'afiFaiblir de plus en plus les œuvres de bienfaisance dont nous avons essayé d'esquisser les commencements.

L'empereur Justinien admit et résuma dans les Codes qu'il fit élaborer les différentes dispositions prises sur ce sujet par ses prédécesseurs; dans les Novelles qui sont son œuvre et que nous avons citées, il réglementa

fOâ PREMIÈRE PARTIE.

c^tnm points qui ont été meationn^ en leur lieu. Les successeurs de Justinien ne se firent remarquer que par leurs vaines querelles et leur incapacité, qui amenèrent la ruine de l'Empire d'Orient; aussi avonsnous liSte de laisser de côté les petitesses et les lâchetés du Bse-Eoipire pour étudier l'histoire de la bienfaisance dans notre pays. Cette étude, outre l'intérêt qui s'attache toiijours à la recherche des institutions du passé, aura de plus pour nous l'attrait d'une histoire nationale, puisque la France fut toujours au premier rang dans l'histoire de la charité comme dans celte de la civilisation.

Page 1