ÀctaConciLy Labbe, II, col. >I
2. Guizot^ Histoire de la civilisation en France^ tome I, xii* leçou.
3. Guizotj Histoire de la civilisation en Europe, n* leçon. A, Acta Coneil., Labbe, IIj col. ^1008.
C'est aassi ce que recommande le u*^ concile de Tours, en 567, qui pose, le premier, le principe de l'assistance communale : « Vt unaqùœque civitas pauperes et egenos incolas alimentis congruentibm pascat secundûm vires; ul tam vkani prœsbyleri qyàm cives omnes suum pauperem pctëcant : quo fiet ut ipsi pauperes per civitaies aKas non vagentur^. » (Canon 5.)
Dix ans auparavant, le ni'' concile de Paris avait défendu, sous les peines les plus graves, de détériorer, de détruire ou de dérober les biens des pauvres.
On pourrait citer une foule de décisions d'autres conciles rendues dans le même sens et pour le même objet.
Enfin, un concile de Clermont, en 549, et un concile de Lyon, en 583, avertissent l'évêque de se charger des lépreux de la ville, de leur donner le vivre et le couvert 2, de manière à les empêcher de vaguer au dehors; ce qui prouve, quoi qu'on en ait dit, que la lèpre était une maladie fort ancienne et existait en Europe bien avant les croisades.
Les évéques ne manquaient pas de se conformer à ces prescriptions, et tous les auteurs reconnaissent qu'ils déployèrent dans leurs diocèses un zèle admirable pour le soulagement des malheureux.
a En 510, saint Césaire, qu'on peut appeler le Fénelon des temps barbares, habilla et nourrit une multitude de Francs et de Gaulois, prisonniers des Goths, et paya leur délivrance avec le trésor de son église, disant qu'il ne fajiait pas garder un métal insensible au détriment des créatures humaines qui souSTraient.