‹ Essai sur l'assitance publique, sun histoireChapitre 52 sur 89 · Acta ConciL, Labbe, III^ col · texte numérisé non relu

Acta ConciL, Labbe, III^ col

L'ordre et la régularité que Charlemagne essaya d'introduire dans Tadministration contribuèrent encore au développement des institutions charitables. Les conciles continuèrent durant cette période à s'occuper des pauvres, à surveiller et réglementer l'organisation des secours. Ainsi notamment, le concile de Tours, en 813, porta plusieurs canons sur ce sujet : « Ut peregrini et pauperes convivœ sint episcoporum (can. 6). De sublevandis pauperibus qui a polentioribus opprimutitur (can. 44), etc. »

Le concile d'Aix-la-Chapelle, en 816, s'exprime ainsi : « Sed et prœlatorum débet vigilare indmtria ne eum cui hospitale pauperum committitur ^ res pauperibus deputatas in aliquo minuerey aut his qumi beneficiario munere concessis sinant uti; quod a prœlatis quibusdam^ curam pavrperum parvipendentibuSy fieri comperimm^. » (Can. 141.)

Les hôpitaux se multipliaient autour des cathédrales et des monastères; quand on faisait bâtir un temple à Dieu, on y joignait presque toujours l'habitation des pauvres; et on lui donnait le nom touchant d'Hôtel- Dieuy comme si Dieu lui-même leur offrait l'hospitalité.

C'est ainsi que saint Landry érigea à ses frais, en l'an 800, l'Hôtel-Dieu de Paris, près de la cathédrale, au même emplacement où il est encore aujourd'hui. L'ancien hôpital a renfermé jusqu'à 4,000 malades; maintenant, il n'en contient plus que 7 à 800, et le

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