LES VARIATIONS DE LA POPULATION DE 1850 A
SOUTCeS :
Archives du Gard. Série 10 M.
Archives de la Mairie de St-Gervais.
Cette période est certainement la plus curieuse au point de vue démographique. Les populations, à l’époque où nous les avions laissées avaient atteint leurs chiffres maxima ; mais l’économie se maintenait de justesse en équilibre.
Cet état ne devait pas se maintenir : si quelques communes ont encore progressé, d’autres plus nombreuses commencent leur chute.
Il ne semble pas que les crises aïent été essentiellement à l’origine de la chute. La décadence démographique de la deuxième moitié du x1x° siècle est certes bien due aux crises successives qui ont accablé la région, maïs aussi à une insuffisance de l’agriculture pour assurer un niveau de vie convenable à une population dense.
Les crises ont précipité le mouvement, aggravé la décadence démographique, mais ne l’ont pas suscitée. Avec le standing de vie que la culture de la terre offrait alors, une émigration intense se serait produite. |
Les crises ont été le choc qui a accentué le mal dont souffrait le pays.
Etudions d’abord les variations absolues du chiffre de la population.
Les dix premières années du Second Empire ne voient pas la population baisser sensiblement. Les communes de la rive gauche,