‹ Essai sur L'É Evolution Démographique et Rurale dans la Vallée de la CézeChapitre 28 sur 47 · NUE · texte numérisé non relu

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tion intense, les pertes de population sont devenues sensibles. Et cela d'autant plus que longtemps les taux de mortalité infantile ont été élevés ; c’est une explication de da faiblesse du nombre d'enfants par ménage, à une époque où la fécondité est encore élevée.

Jusque vers 1900, près de la moitié des enfants qui naïssaient mouraient avant d’avoir atteint leur quatrième année. Les taux de mortalité infantile marquent bien un fléchissement durant cette période, mais il n’est dû qu’à la baisse de natalité. En proportion il meurt autant d'enfants jeunes qu’au début du siècle. Le parallélisme des deux courbes, moins marqué qu’à la période précédente, est encore sensible. L'influence de la mortalité infantile sur la mortalité générale est moins nette cependant, car la proportion des vieillards, qui a augmenté, empêche de sentir les concordances.

Ce n’est qu’à partir de 1900 que les taux de mortalité infantile perdent de leur importance. De 1901 à 1906, il meurt 2,9 enfants sur 1.000 habitants, soit le sixième des enfants nés, soit 160 pour 1.000 naissances. (1)

Si les taux de natalité ont baissé de 1850 à 1910, les taux de mortalité sont restés constants.

Les pyramides des âges nous ont montré le vieillissement de la population. Aussi, bien que le nombre des enfants morts en basâge soit moindre, la proportion plus “levée des vieillards, conserva aux taux de mortalité ses hauts chiffres. Jusqu’en 1910, ils resteront autour de 30 décès par an pour 1.000 habitants.

A partir de 1860, le nombre des décès ne cessera guère de dépasser celui des naissances. Les villages laissés à eux-mêmes se dépeuplent. Seule l’immigration chez certains empêche les pertes d’être trop sensibles.

Notons pour terminer la constance du nombre des mariages. Ils oscillent autour de 6 à 7 mariages par an, pour 1.000 habitants.

(1) Aujourd’hui, en France : 47 p. 1.000, en 1950. (Note de l'Editeur).

PYRAMIDE DES AGES DE SAINT-GERVAIS HOMMES en 1876 FEMMES

H50 om

en 1906

(1) Ce chiffre élevé provient d un important contingent de bûcherons italiens de 15 à 20 ans et de jeunes domestiques employés par les petits propriétaires de Saint-Gervais.

Il y à. en effet: 11 italiens de moins de 20 ans et 8 domestiques de moins (de 20 ans, soit 19.

Cela ramènerait le chiffre des 11 à 20 ans à 51.

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