‹ Essai sur L'É Evolution Démographique et Rurale dans la Vallée de la CézeChapitre 6 sur 47 · CU LES · texte numérisé non relu

CU LES

Le seigle occupe encore une place importante dans les mécoltes, plus importante même que le blé. C’est le signe d’une agriculture pauvre. Ce fait est dû probablement à l’étendue des terres pauvres soumises aux labours. Les rendements sont bas : en bonnes années on les estimait à 9 pour 1, dans les moyennes à 6 pour 1, et dans les mauvaises à 3 1/2 pour 1. Il est facile de comprendre dès lors le souci que donnait le ravitaillement de la population dans les années mauvaises et même dans les années moyennes.

Et ceci, d'autant plus sensible, que les ressources d’appoint étaient en général médiocres. En 1807 les oliviers eurent à subir une forte gelée qui les détruisit en grande partie. Sur 200.000 oliviers que l’on dénombrait avant 1807 dans le canton d’Uzès, il n’en resta plus que 77.000 en état de produire. Cette culture, trop sensible aux gelées dans notre région, devait entrer en décadence.

L'appoint apporté par les châtaignes était limité à quelques communes de la vallée, car la plupart des sols y sont trop calcaires pour le châtaignier.

Seul le vin était pour certaines communes une ressource importante, limitée elle aussi toutefois, car la qualité laissait souvent à désirer. Les vins de Chusclan avaient une bonne renommée ; en 1814, il s’en récolta 3.000 h! de qualité supérieure qui se vendit

21 francs l’hectolitre, alors que le reste de la région vendait son

vin à peine 15 fr. (1) St-Gervais et Codolet produisaient des vins moins estimés, mais de bonne qualité encore. Par contre, les vins d’Orsan étaient refusés des marchands du Rhône et ne pouvaient se consommer qu’à Bagnols et à Pont-Saint-Esprit. Les autres communes n'avaient qu’un vin très médiocre qu’elles seules, à peu près, consomimaient. (2) à

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