‹ Essai sur l'éloquence de la chaire (volume 2)Chapitre 16 sur 73 · RÉPONSE · texte numérisé non relu

RÉPONSE

jadis avoU T4 Agricola (i^j^ider à leur admiuùtration arec taat de sagesse : il y montra les mêmes rertos , mais il ne sut peut-être pas aussi bien que lui en tempérer l'usa^ par une prudente économie. Il ne tut peut-être pas assez que leur vratiaue demande de la mesure , surtout la pratique au aile : vertu dangereuse , même pour celui qu'elle anime , quand elle n'est pas circonscrite dans ses justes Dornes. Un discours bloquent où il s'abandonnoit & tout son enthousiasme pour la réformation des abus , fut regardé comme l'eflerrescence inquiétante d'un esprit qu'il fatloit réprimer. M. de Fompi^nan fut eiilé , et cette disgracs le dëgoikta d'un état où il se Tojoit eutre le danger de parottre s'exagérer ses devoirs , et celui de ne pas les remplir à «00 gré dans toute leur plénitude, La cbargo de premier président dont il fut pourvu ensuite ne pot le rattacner & la magistrature } et il y renonça au bout de quelques années , pour se donner tout entier k la république des lettres.

11 auroit pu y trouver la gloire et le repos ensemble : il n'y trouva que la gloire. Le repos sembloit ]e tîiir , les querelles sembloient le slutte. Il eut des admirateiiri , et il tes mérita { mais il n'eut guère moins d'ennemis , et 03 lui reprocha de se les être attirés. Quoi qu'il en soit , il les auroit aisément regagnés , s'il leur «voit laiwé le umps, s'il les ayoit nus k portée de reconnoltce , en le pratiquant , que la bonté de cœur et l'amour du vrai faisoicut le fond de son caractère , si un naturel ardent et peu flexible ne lui avoit tait préférer le parti du schisme k celui de la toléranc* et des méuagemens. On n'en doit point aux nces ; mais ou en doit aux opinions, et même aux erreurs , surtout lorsqu'on est sans nùslion pour les combattre.

Lors même au'on est chargé par état de les sU f^quer , il est teau , il est sage , il est utile de 114

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