‹ Essai sur l'éloquence de la chaire (volume 2)Chapitre 17 sur 73 · DE M. DE NIVERNOIS · texte numérisé non relu

DE M. DE NIVERNOIS

&i^ jamais parler an zèle que le langage de la cbtrit^f et de reprendre les Itommes sans les aigrir» parce qae , si on les aigrit , on ne les corrige pas. La société repousse et la religion désavoue l'orateur dirétien , qui , tenant en main le flambean de la Tenté , l'allume pour brAler et non poiu^ éclairer. Heureux celui qui ne tonne que pour avertir , et qni n'aspire à des conquêtes que pour répandre U consolation et les bienfaits !

C'est absi , monsieur , que s'acquirent une im- Duntelle renommée les grands hommes du clergé français , dont tous avez si bien analysé l'espiit et les ouvrages dans votre ezc£llent discours sur l'éloquence de U cbaire ; tous nous avez révélé tous 1^ secrets de leur génie ; mais vous arez fait plus encore : pénétré de leur esprit , vous tous Êtes atlacbé à le conscTTer , comme les élèves de Bapbael ont su perpétuer dans son école la pureté de son desÛD et la sagesse de ses ordonnances , s'ils n'ont pu atteindre & tout-ii-fait jusqu'à la sublimité de ses canceplious et à la grâce inimitable de ses contours. Organe , apiès Fénélon et Bossuet , après Bourdaloue et Jiassillon , .de la parole sacrée , tous ne lui aAz rien laissé perdre de ses droits i vous nous arez fait Toir Elisée , portant dignement le manteau de Mn maître.

Exciter les riches à la charité , les pauvres au travail ; humilier l'oi^eil des grands sans les exposer i la haine des petits , et consoler ceui-ci de leur infériorité , sans les affranchir des liens utiles de la tubordinatioa ; montrer la Térilé sans TOile , enseigner la religion sans fanatisme , et mêler à ses saints préceptes les leçons de la morale et de la philosophie , pour la taire pénéuer dant tous les esprits: (elles sont , monsieur , les sublimes fonctions que TOBs aTj» eu à remplir dans les temples de la capitale : tel est le noble genre des succès qui vous ont &it appeler à ceux de fa cour.

C'est h la cour , monsieur , que l'exercice d» Di

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^ BÉFONSB.

T«^ '^"^ Bibàtère at sourertiBeuèui imporum , àntM et difficile. On doit la vét'ué an rdis : c'«3t te Mul bien qui ^ut leur manquer. On la doit ■orUM à un j^ioe roi ^ni l'aime , et qoi la ^ercbfc pour la (aire servir au bonheur de lù peaples. Mais autant une crainte pukillanime qui arréteroit k \énili Atr les lèvres da ministre dei aut^ seroit nue pf^vafication vile et coupable , autuit serait reprénensible une audace ton^rairé qui vibleroit le respect qu'on di»t tonjouri h son roi , mime en PeuSe^ânt , mime en lui pre'seiitant lé mibotr oà il doit t^tsnnolire ses feiblesse». Ces delii ^cueib , {«lacés «uT la route de vos pareils, sdnt tameux pnr pks d'un naufrage , et ee n'est pas un pebt mâite i yoas de Us avoir évil^. Le mérite de savoir parler aiii piiuces sani adulatton et sans ^éBlén^é , a'eat ni commun ni mMiocre; il ne peut appartenir qu'à une ame Hevée jointe k un e^nt judicieui qui connut la «oncordance nécessaire, mais difficile, de tous les devoirs entre eui.

Il me seroit ais^ de m'et^ndl-e davanla^ sur ce qui vous concerne , monsieitf , et je serais ^ut^ aveé plaisir ; mais les Aoges acadàniques at sont pas institués denS la vue de flatter l'amour-^ro^ de nos nouTcaux confrères ; ils ont un but plus sage , une intention plus pure. L'objet de l'Académie est de justifier ses choix aux yeux du public )i qui elle doit rendre cotopte de ses molift , parce qu'elle amiitionae son suffrage ; et sous ce point de Vue , monsieur . je ne dois pas m'attacher k une énumérattoB de'talfUe de vos succès , qui sont si bien connus parmi tous les ordres de citoyens.

Ils brillei-bnt encore arec plus d'éelat , et bienrôt le plas glorieux de vos. triiHhphes sera consacré par un monument que le roi destine & ce héros de la (ïliatilé , dont vous aver si diffiientent 4!élébi^ le^ vertus. Vous avét fait pour sattt Vincent de Paule plus que n'avoit fait sa canonlsaiioÀ même. EUe n'A ^n lui assurer que le eulie de

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ceux cm ont le btwhcur &a proftsier k nlignft .dont il a ^ an., dei ^ocipaui «in'et»«M' ; et Tou( , nAnûeur » <Uiu lie bcsn pMégyrwue oft roHS nous invitez ^ l'honn-er avec M»nt ^doendrissement que d'admiration au pied des autfcta » TOUS l'arez montré aux hommes de tous les climats et de toutes tes religions , & l'univers enfin p comme un bienfaiteur de l'humanité entière , à qui toute ame sensible doit un tribut d'amour et de reconnoissance. La statue de cet homme unique sera un jour offerte k nos hommages , et c'est à votre éloquence que nous la devrons : ainsi , monsieur , TOUS verrez s'associer votre gloire à celle de votre ■ he'ros , et ï celle d'un monarque qui a la vrais . piàe des rois , puisqu'il met la sienne dans l'amour du bien public , de l'ordre et des mœurs. Il n'y a point d'adulation à vous fêUciter de cet avantage, et je remplirois mal mon devoir , si je gai> dois le silence sur un si noble prii d^cern^ i. vos talens,

lia vous ouvrent aujourd'hui les portes de l'Académie^ monsieur ; mais dès long -temps ils lui avaient mspiré un senùble intérêt ; et vous n'aves pas oublie' la preuve qu'elle vous en a donnée , lorsqu'à sa sollicitation vous avez reçu un bîenl'aic de Sa Majesté : récompense plus honorable encore lu'utife de votre beau panéj^rique de saint Louis. Aussi , monsieur , assurée depuis long - temps de la reconnoissance dont vous veuei de lui rendre un hommage |mblic , la compaguie pressent avec plaisir que vous remplirez avec eiactitude les devoirs que la qualité d'académicien vous impose. Us sont doux à remplir pour un homme de lettres aussi honnête qu éclairé. Les sentimens d'une confrateruilé sincère , source d'une aménité constante dans les entretiens, dans les disputes même , et une assiduité régulière k des assemblées où l'oa trouve un commerce utile d'instructions réciproques : voilk ce que l'Académie eiige de ses membres , B4

DolizccbvGoOglf

Sa RÉPONSE DE H. DE DIVERNOIS.

5 lui fDcore qne lei ulens ; Toili ce qu'elle «ttend e Toai , moosieiir ; et c'rât aiiisi que tous lui ferez onblier la perle qu'elle fait dans l'^rivain illustre que TOUS lemplacez , et l'espèce de divorce qu'elle a pu lui repi«dier.

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