‹ Essai sur l'éloquence de la chaire (volume 2)Chapitre 3 sur 73 · Tome I. P · texte numérisé non relu

Tome I. P

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» sièu ; ceux da secoad , ua dessin noble et pur ; w l'éloquence de M. de Mirabeau ressemble aux H statues de ces sculpteurs barbares qui ne savoient » exprimée les passions qu'avec des contorsioas et » des grimaces hideuses ; celle de M. l'abLe' Maury D rappelle les ctefs-d' œuvre du ciseau grec , où U u grâce et la beauté' se re'unisscut toujours à l'expces- V siôn la plus patbe'tique. u ( L'Ami du Roi , a.* tt i56, a novembre 1^90. )

Mais U n'étoitdoimé ni au talent , ni au courte d'arrêter dans sa marche impétueuse le torrent de la révolution. Les efforts de l'abbé Maury restèrent sans succès , ce qui n'empêcha pas le monarque de Ven récompenser par les magnifiques louanges qu'il ïui adressa dans sa. lettre du 3 féviier 1591(1),

( 1) Lettre adreuét par Louit XVI à M. Pabbé Xaurj, 3 féTrier 1791.

JH. l'abhé , vous av«t U courage Jtt Aniroùt , rélaqueace des Ch/yaostÔrtiAi, La hain^ de bien des gein voui eavironœ* Comme un autre Boaiuat f il vous est in^oi' sible de transiger avec Terreur ; et vous êtes , comme le savant évêifue de Meaux -, en butte à la calomnie : rien ne m'étonne de votre part ; vous ave» le »èle d'un viritahU ministre des autels , et le caar d'un Français de la vieille monarchie, fous exeitei mon admiration ; mais je redoute pour vous la haine de nos ennemis commaat i ils attaquent à la /oit le trône et l'autel , et vous les défendez Vua et l'autre. Il J a quelques jours , sans votre imperturbable tang-froid , sans vos ingénieuses ré~ parties , je perdais un Français totalement dévoué à la cause de son roi , et l'Eglise ua de ses défenseurs let plut élo'queas. Daignet songer que nous avons besoin de vous , que vous nous êtes nécessaire , et qu'il n'est pat toujours utile et toujours bien de s'exposer ùifitilemeat 4 dis périls certains. Uset avec modération deeei taltni t

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SUR LE CARDINAL MAURY. a-j

Le soureraia Pontife Pie VI daigna , peu de temps tpris , confirmer les sufirages du roi de France , et appela Yahhé Maary egregium virum , dans le con- (istoire tenu le 26 septembre l'^gi , tu lui donnant le titre de cardinal in petto.

A^Ës la clôture de la sessioa de l'assemblée constituante , l'iatrëpidc défenseur des doctrines monarchiques s'empressa de franchir le Rhin , et de se Kuclre.at^rès des chefs de L'e'migratioD , dont il reçut lïaccueil que son zèle et ses services, lui avoient lait espérer. Une resta pas long-tempsen Allemagne; son état , son devoir , sa Ibrtune l'appeloient k Rome. U y fut , en effet , revêtu , dès son arrivée , du titre d'archeTéque in partibus de Sicée , et chargé entliite d'aller assister à Franfort [ l'^gs) , eu qualité de nonce apostolique , au couroonement de l'empeceur François II. Au retour de cette mission diplomatique , il obtint l'éréché de Moi^eliascone et Corneto arec le chapeau de eardinal ( i794> ) Mais l'irruption des Français en Italie vint bientôt le forcer d'abandonner la ville ^pontificale. Use sauva à l'aide d'un déguisement , et gagna le Icrrïtoife vénitien sou^ une lilouse de charretier. L'impératrice de Russie lui offrit alors up asile dans ses états , oe qui a fait croire aux divers biographes qui nous ont précédé , qu'il s'étoit rendu en effet k Saint-Pétersbourg , quoiqu'il n'eût jamais quitté Venise. 11 assista , en 1^99 , au conclave assemblé , dans cette ville , gour eUre le suc-

de eu coanoùianea , de

ce courage dont voi anàt et

moi liront vanité. Sacha

tien néceaiaire : votre roi

t'il peur un jour l'acifuiUii

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JMcet fonçait

Laau.

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cesseur de Pie VI , et rentra dans Borne avec le ooq- Tean poDtife , auprès duquel il résida , comme ambassadeur de Louis XVIII. C'est à cène époque qu'il reçut de ce dernier prioce la lettre où se trouve ce bel éloge , noble prix de tant de déyouement : « Vous êtes l'intrépide défenseur de t'autel et du trône , le . digue panégyriste du plus modeste des saiots. »

Cependant l'ascendant de la victoire , obstinée sons les drapeaux de la république française , avoit imposé des sacrifices aux souverains. Las des cala- . miles que la guerre entraîne ii sa suite , et désireux d'en épai^er la. prolongation à leurs peuples ; ils Tenoient de consentir ^ déposer les armes , en face 9e cette révolution qu'ils n'avoienl pu vaincre , et qu'un soldat beureui sembloit vouloir réconcilier avec l'Europe , en la soumettant aux formes monarcbiquès. Le chef de l'Eglise ne s'étoit pas montrtS moins disposé que les princes temporels à accepter une paix dont les conséquences dévoient £tre surtout favorables au catholicisme , qu'elles alloient rétablir dans un vaste empire. L'abbé Ma ury ne crutpaspoi]- Toir se montrer plus difficile que les augustes coalisés de Filnitz , que le successeur de saint Pierre ; et , sur l'invitation , ou l'ordre raètne de Pie YII , il icrint une lettre de félicitations au puissant guerrier qui celevoit en France l'autel et le trône. Voici au reste comment l'abbé^Maury « expliqué lui-^nËme en i8i4 ; dans un mémoire apologétique , celte circonstance iipportaDte de sa vie. ,

« Au moment où N. S. P. le Pape Pie VII fut élu et proclamé souverain pontife , j'obtins de sa samteté nne lettre qu'elle écrivit de sa main ^ sa inajesté Louis XVIII , pour lui faire part de son exaU t^IÏDn tu tràne pontifical , comme aux autres ptiuceq

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