‹ Essai sur l'éloquence de la chaire (volume 2)Chapitre 57 sur 73 · ïMu · texte numérisé non relu

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« wMii&ances, reste entière pour Un opposer' a une constance ramasser. » Je ne connois dans les ouvrages de Fléchier aucun autre exemple de prétention k la création et & la vigaeui' des épithètes. L'essai ne lui a point réussi. Ceue énergie ne lui est nullement familière ; mais que dis-je 7 est-ce bien là de l'énergie ? Il crut peut-être imiter Bossuet en employant une expression si sauvage ; mais dûis cette supposiUon il s'est étran^pement trompé.

Vinet ans auparavant , te 23 août 1670 , dans 1 oraison fimèln« de madame Henriette d'Angleterre , Bossuet avoij. fait un usage très ]ustc du mot ramasser , appliqué au récit de cette mort soudaine et pour ainsi dire tragique , dont Fléchier jugeoit Vassaut plus propre à inspirer du courage aux mourans. ^ous venons d'entendre le disciple ou le copiste. Voici comment le maître avoit parlé avant lui :

«c Alors qu'avons-nous vu ? qu^avons-inous

« ouï ? Elle excitoit, le zMe de ceux

« qu'elle avoit appelés pour l'exciter (^e-

M même Tout étoit simple, tout étoit

« solide , tout étoit tranquille. Dieu s'est « hMé : en neuf heures louvrage s'est ac- « ooraplî. Voyez combien sa -mort a été « terrible ! Pouvoit-elle venir plus prompte ■ ou {dus cruelle ? C'est ramasser toutes se* « forces , c'est unir tout ce qu'elle a de plus * redoutable , que de joindre , comme e&t « a fait , aux plus vives douleurs , l'attaque (c la plus imprévue. • . C'est ici le langage de la v^ité cl de

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