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teiue , et <iu'il parât que , sans le mélaDge d'aucun motil kumain , il n'avait ^te' vaincu que par l'amour de la vérii^. Ce combat iot^eur.... a e'te l'occasion de sa plus noble victoire et de son triomphe le plus illustre. Il employa pour se vaincre lui-même plus d'art , plus de sagesse et plus de courage , qu'il n'en avoitjamaisempioyeà vaincre les autres... 11 tiiompha de la mauvaise Loule qui , parmi les hommes , fait passer pour loiblesse ud cbaugement , lors mfme 4;u'it conduit ï !a vérité 6u k la vertu.... L'Eglise regarda cette conversion avec autant de joie que celle d'un royaume tout entier- M. de Turenne , vainqueur des ennemis de l'Etat , ne causa jamais à la France une joie si universelle et si sensible que M. de Turenne Taincu par la vérité et soumis au joug de la foi. n , Je ne remarque encore ici l'étrange silence de Fle'chier , que relaiivemeut au refus de l'épée de connétable. Mascaron n'a pas su , j'en conviens , célébrer un si beau sacrifice avec l'éloquence d'un grand oraleur. Mais du moins il en a prié , il a donné à l'im^natiou de ses auditeurs le signal de l'admiration , et il a ainsi rendu plus surprenante et moins excusable .cette omission trop long-temps impunie de Flécbier.
Repienons à présent la suite des témoignages que nous fournit l'histoire , sur ce refus de Turenne , et sur h véritable cause de sa conversion , dont l'abbé de Choisy et le président Hénault nous ont déjà fait connoilre le motif le plus déterminant , dans la noie précède me.
a Les occupalioiis de la guerre , poursuit l'abbe Kaguenet , n'avoient pas empêché le vicomte de Turenne de continuer à cbercber dans les livres catho' ïiques l'éclaircissement de ses doutes au sujet de la religion calviniste. La paii , durant laquelle il étoil bien moins occupe , lui fut encore plus favorable pour s'en éclalrcir. Il sentit enCu le fodile du calvinisme ) et , pressé par sa conscience , il Et connottre son éiat k quelques évéqucs de ses amis : il s'ouvrit encore au duc d'Albret , qui leva jusqu'au moindre doute qui pouvoit M faire quelque peine. Alors cimk
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Vaincu qu'il émt hors de la véritable Eglise , quoiqu'il (ùt regardé panni les calvinistes comme l'un des Ïirotecteurs de leur secta , il l'abandonna. Il alla Étire sou abjuration , le 33 octobre 1668 , entre les maios de M. de Péréfiie , archevêque de Paris ;et il ne l'avertit de son dessein que la. veille du jour où il la devoit faire j voulant éviter l'ostentation qui accompagne ordinairement ces sortes de cérémonies , quand elles viennent à la connoissance du public. Le pape lui éci-ivit un bref pour le féliciter de sa conversion. »
Econtons enfin le récit de Voltaire dans le la' chapitre du Siècle de Louis XIF' , intitule' , Belle campagne et mort de Turenne. a On aavoit que Louis XIV , en le créant maréchal-général de ses armées , lui avoit dit ces propres paroles rapportées dans les lettres de Pélisson et ailleurs : Je voudrais que vous m'obligeassiez défaire quelque chose 4e plus pour vous. Ces paroles pouvoient avec le temps opérer une conversion. La place de connétable pouvoit tenter un cœur ambitieux. Il était possible aussi que sa conversion fut sincère. Le cceurhumain rassemble souvent la poUtique , l'ambition , les faiblesses de l' amour, les sentunens de la religion, fn/în il est très vraisemblable que Tureme he quitta la religion de ses pères que par politique ; nuis les catholiques , qui triomphèrent de ce cha/ige- Tnent , ne crurent pas la grande ïme de Turenne capable de feindre. »
Voltaire a trop souvent oublié j en écrivant l'histoire , cette sage règle de critique consacrée par l'autorité de Boileau :
Le vrai peut quelquefois n'être pas vraisemblable ;
et il s'est e'trangement trompé en voulant soumettre toujours la vérité des faits aux règles de la vraisemblance. Mais ces préventions contre la reUgion le jettent ici dans un autre excès. L'étrange vraisemblance <^'il admet , ta supposant qu'u. £St très vkaiszh-
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sbABLE ifue Tureant ne <pàilts la rtUgâon de mw pères ÇM pttr poiiii^ue , est an cantcairc l'inmi- Kmblaaee la ptos rcTolCanie ^'on pnisse nmgiiiw. Volnnoe rëiotc auec liii-<a£me son impaution , «a avouant ifu'il était ponible que ta conversitm dt Tumite fût sinoère , impautipa dcaentie encore
plos hauteneat par le désaveii naaniiBe Ac l'inûaim
SiUi^ , et turtoot par U droiturf et VAivanam 'âne «kce grand homme , dont ■acno Ae ■
laiq>«rata( ne réroqoa jamaii en doite Je d^nnt^Msement et la bonne foi Voltaire ^eul s'est pemisort injurieux leupçon «mire la v^acit^ et la verbi de tiaeaae.
&US€athoHqvei tricinphérent d* son ekanggmBnt , comme Voltaire l'usBre , tear triomphe ,atntrteent frës Ugilûne , fut du moins singulièrement m»âeite , an mameM où ce hérm , ■eaviraaaé da venect •t de l'admiration de to«t< la France , vint , oant ■on douàèBR lustre , se r^er À lev rdi^on ; car kur pxnàet organe , Bossuet , qui nvit eu tant de part i ane li ^oneose TÎctoire sur les protestass , et qui anroit «i bien su la câébrer , n'en a jamati àk un ■enl mot dans aucun de ses ouvrages.
Au reste , si les seuls catholiques crarent Tuvone incapable de feindre , au moment de son abjuration , eomine l'insinue Voltaire , ils se rnootrèrent Bar ua si juste h«ima9G seuls digues de le juger el ae le looer. Il auroit fallu que Turenne dertat cena^ table après s'être fait catholique , pour qu'on pât olteàner sa convenion , avec quelque omBre de vrai' ■emblaace , k m motif intéressé que Voluire necraint vas d'indiquer , sans oser pourtant le garantir. Or , Turenne a survécu pendant sept ans à sou abjuratiDn : ."TareHue s'a jutais été coonuaUc de Franot ; M sa vie ne nous <nFre aucun indice ni de désir ni de remt qu'une si %aute tii^iié ait jamais tait naître dans wa âme. Toute la Frenee savait que , mat^ la kiine vis prononcée de Louroia pcnir «i si grand komme , Louis XIV lui avoit ofien pabliquMiMBi de réubKr'Cn ta <aTeu U <jharge de cmaâaUe , dis