X. — PORTE SAINT-HILAIRE
La porte Saint-Hilaire avait peu d'importance, ce n’était qu’une poterne que l’on murait en cas d’attaque. Elle s’ouvrait à l'est de la tour n° 17 de l'enceinte romaine, vis- à-vis de la rue actuelle des Charmes, entre deux pilastres à bases carrées, présentant une arête saillante au dehors. Un cintre en appareil moyen s’appuyait entre ses deux piles pour soutenir la muraille qui les rejoignait. D'autres cintres surbaissés supportaient la maçonnerie à l'intérieur. Nous sommes heureux de pouvoir en donner une vue (pl. Vil), d'après un dessin anonyme à la mine de plomb, datant de la fin du xvme ou du commencement du xixe siècle. On y voit distinctement, vers le haut, des consoles saillant des flancs des pilastres à l'intérieur et à l'extérieur. Elles servaient à supporter un ouvrage de défense en bois, un hourd avec un mâchicoulis disposé verticalement au-dessus de l'entrée. La section oblique du haut des piles, un peu au-dessus des consoles, servait d’appui au toit de ce hourd.
En iq36, cette porte était murée, et sur la tour romaine n° 17 se trouvait une escliiffe ou guérite de bois pour les sentinelles.
Cette porte tirait son nom de l’église dédiée à saint Hilaire de Poitiers, qui s'élevait derrière la tour, dans l'intérieur de l’enceinte.