‹ Essai sur l'enseignement philosophique du magnétismeChapitre 4 sur 20 · JÉSUS · texte numérisé non relu

JÉSUS

Fûcultrfs de rhomme, que vous êtes grandes (^t belles ! Comme on vous connaît peu! que de trésors en vous sont amassés ! La nature s'est plu à les accumuler, et pour les mettre en œuvre vous n'avez qu'à parler; Dieu vous a tout donné, même la liberté ! Arme terrible, présent fatal à tous, car chacun a la sieiîne, et, pour en jouir, il n'est besoin que d'une seule chose, la volonté. Volonté, force magique, qui peut dire d'où tu viens et tout ce que tu peux? Les hommes t'emploient sans te connaître, ils cherchent la force dans les corps bruts : la vapeur est venue leur révéler une puissance inconnue, mais leur esprit, occupé de l'étude de ce phé- • nomène, oublie qu'en eux-mêmes une force vive, terrible comme la foudre, prompte comme la pen -

-^lésée, peut commander aux éléments et lutter de forèé avec la nature.

Mais l'homme veut s'ignorer en voulant tout connaître : ses yeux embrassent l'univers matériel, sort esprit peut en saisir les rapports, en deviner les lois; il a pesé le monde; mais te génie qui présidé à toutes ses opérations est pour lui de la matière ; cette lumière divine, qui le remplit du germe de toutes ces inventions , est encore une combinaison de ces éléments, et né vient point d'un Dieu; son organisation est une énigme que la mort seule est appelée à déchiffrer ! Il ne va pas plus loin .

Aussi la nature l'en punit, car de tout ce qu'il ignore découlent les lois de sa conservation et là connaissance des choses les plus importantes : la santé et la maladie. Il ne sait pas comment tout cela vient et s'en va, et s'en rapporte, pour le soin de les gouverner, à d'autres lui-même qui avouent n'en savoir pas davantage; et, jouet du hasard, il vit ou meurt sans écouter une voix intérieure qui lui crie jusqu'aux portes du tombeau : Tu as été

€RÉÉ POUR ÊTRE LE PLUS PARf AIT DES ANIMAUX; TU EN ES DEVENU LE PtUS SOT ET LE PLUS A PLAINDRE, CAR TU AS TROQUÉ TON INSTINCT CONTRE LA RAISON, ET LA SENSATION CONTRE l'iMAGINATION.

Mes paroles ne seront point entendues dans cetile

tour de Babel; le torrent humain est sorti de son lit, il inonde le monde, rien ne pourra l'arrêter dans sa course; il voyage la nuit croyant être en plein jour, ne laissant sur son passage que désolation, bien qu'il ait écrit sur son drapeau : Je suis la cn viLiSATiON ; des hommes dépourvus de vertu marchent à sa tête et semblent faire croire au philosophe étonné que ce sont des diables menant leurs ouailles à un nouveau sabbat.

Allez, courez ! Aussi bien le voyage n'est pas long; mais, pour vous distraire, battez-vous en route, car il est convenu entre vous que vous n'êtes plus frères lorsqu'il s'agit de principes politiques. Bien entendu que ceux qui resteront après la mêlée, les vaincus, on les jugera, on les condamnera pour un tort qui ne viendra pas d'eux; car, chose singulière, leurs juges auront été leurs premiers apôtres et- les premiers précepteurs des doctrines qui les amènent à leur tribunal auguste.

Oh ! cessons de nous occuper de tout ce désordre; il ne m'appartient point de le peindre. Chacun le voit, chacun sait qu'il existe : à quoi bon chercher à guérir un ulcère sur un cadavre pourri?

Cherchons de jeunes cœurs que la gangrène sociale n'a point encore atteints; appelons leur esprit à l'étude de la sagesse, non point de cette sagesse

moderne, ou saint-simonienne, où toutes les lois sont renversées j où la morale n*est plus delà morale, mais à cette sagesse antique qui avait pour base l'immortalité de Tàme et ia croyance aux peines et aux récompenses à la fin de cette vie. Nous Jeur ferons comprendre qu'il n'y a de jouissance que dans la vérité; que tout est pâle dans la vie lorsqu'il manque une grande pensée à celui qui la parcourt : c'est l'étoile que le voyageur cherche en vain; il sait qu'elle existe, pourtant, mais ses yeux, sans cesse fixés vers le ciel, ne la rencontrent pas, et son âme attristée lui fait croire qu'il est maudit de Dieu, car il ne reconnaît point le but pour lequel il a été créé.

Nous les détournerons de ces vains plaisirs où le vulgaire place le bonheur, où sa recherche ne fait trouver que des peines et de la misère, où, toutes les fois que le cœur bat d'espérance, de sombres pensées y viennent toujours mêler leur poison . Après leur avoir bien prouvé que nous avons besoin les uns des autres, que, plus l'homme est égoïste, moins il a de véritables jouissances et de garantie pour un long avenir , nous leur indiquerons les moyens de neutraliser autant que possible les causes de destruction qui les environnent sans cesse, et leur ferons connaître l'art de pénétrer dans la conscience

de leurs ennemis, d'y découvrir les mauvaises passions et de les démasquer.

Nous armerons enfin la vertu contre le vice, la vérité contre le mensonge, et, pénétrés d'une philosophie NOUVELLE, NOS DISCIPLES ENSEIGNERONT COMME; NOUS UNE DOCTRINE QUI , ÉLEVANT l'hOMME JUSQU'a

Dieu, fait fraterniser son ame avec les essences divines, et remplit le coeur de la joilg: la plus vive et la plus pure.

Partout des yeux éteints et des fronts pleins de Jaune.

Réformateurs matérialistes, vous aussi vous voulez rendre l'homme heureux; votre vie se passe à accomplir ce que vous appelez votre mission; vous vous dites : L'homme mieux nourri, mieux logé, mieux vêtu, ^era plus heureux; nous éteindrons par là les vices qui le corrompent et nous le rendrons plus facile à gouverner ; en multipliant les instruments de travail, en les simplifiant, il lui restera plus de temps pour former son cœur à la pratique de toutes les vertus.

Rêve de l'esprit, pourquoi ne peiix-tu devenir une réalité? Pourquoi la vertu se trouve-t-elle si souvent sous des haillons, et la misère morale sous de riches vêtements? N'en accusez pas la nature; elle vous laisse faire et se prête autant qu'elle le peut à vous fournir ce que vous exigez d'elle. Inter-

rogez-vous maintenant; des échantillons sont là devant vous , car vous avez converti le cœur de quelques-uns: ils se gouvernent d'après vos principes et sont fidèles à vos doctrines.

Tous, et vous-mêmes, vous vous plaignez du vide immense qui se fait sentir en vous; vous êtes découragés sans cesse , et la tristesse de vos regards annonce assez qu'un doute affreux vous ronge; vous avouez enfin que vous n'êtes point heureux et que la vie pour vous est un pesant fardeau. Artistes infortunés, vous ne jouissez pas de la récompense due au mérite, car vous vous laissez mourir sans que les couronnes qu'on vous destine puissent vous inciter à vivre. Et c'est là pourtant les principes que vous voulez transmettre à d'autres ! Vous appelez à vous de jeunes hommes pour leur infuser vos doctrines, et les malheureux ne s'aperçoivent de l'amertume de votre poison que lorsqu'ils ne sont plus à même de le rejeter ! Vous aviez mis tant de miel sur les bords du vase que leurs sens y ont été trompés. Maintenant ils vivront de votre vie, ils sont la chair de votre chair; bercés par les mêmes chimères, ils courront après le bonheur comme vous y avez couru; ils auront appris de vous à voir la nature à travers un prisme, et la mort sera la seule vérité que vous n'aurez pas su leur déguiser. Vous leur

réservez des honneurs , un panthéon peut-être ^ ! Que fait à leurs mânes glacées cette riche bière? Que font vos vains discours et la pompe dont vous les entourez ! Aucun écho ne vous répond; vous n'avez plus la puissance d'évoquer. Leur âme, qtie vous avez corrompue, dédaigne de vous entendre, et c'est sur un cadavre que vous jetez votre encens !

Cela vous suffit, la farce est jouée, dites-vous, malheureux insensés ! Vos yeux de chair ne pénètrent pas plus avant qu'une fosse de quatre pieds, et, comme vous ne croyez à rien autre chose qu'au néant, tous vos projets de bonheur, tous vos projets d'avenir sont à la hauteur de votre croyance : votre dieu, ce n'est plus seulement le veau d'or ; c'est le dieu du trafic et de l'industrie; vous ne'rêvez que machines à vapeur, routes en fer; vous cherchez à mieux connaître le prix du temps, mais c'est en calculant que vous voulez le passer. J'ai vu de près naguère un peuple calculateur, j'ai vu un essaim humain bourdonnant et rapportant à la ruche l'or de tous les mondes ; il le possède par monceaux, mais j'ai vainement cherché des vertus et de la science morale : je n'y ai trouvé

^ Souviens-toi qu'en changeant de goût Sa main du Panthéon peut chasser ta poussière Et la balayer dans Tégoût.

qu'hypocrisie et désir de posséder des richesses.

Voilà un peuple que vous voulez imiter : vous y parviendrez, sans doute, car vous avez peu de chemip à faire pour vous trouver à son niveau. Oh ! de grâce, avant de poursuivre, écoutez ses plaintes, voyez sa détresse, et épargnez à mon pays celte suite de malheurs inévitables qui va fondre sur lui.

Enchaîné dans cette société, il faut que tu voies toutes ces choses monstrueuses sans que tu songes à les réformer. Les réformes ne se font jamais par la sagesse; mais, quand la mesure des iniquités se trouve remplie, elle déborde si on y ajoute encore. Les hommes alors se soulèvent, et, dans leur colère, semblables aux feux souterrains, ils bouleversent et déchirent ce qui les comprimait. Mais il reste des fous et des oppresseurs : leur langage a changé; ils rebâtissent leur demeure sur des champs désolés; ils sont doux et humbles; puis, quand le temps a effacé un peu la mémoire du passé, ils sortent de chez eux pour répandre sur la terre, non du bon grain, mais de l'ivraie. C'est l'histoire de tous les temps et de tous les lieux où l'homme a établi sa civilisation menteuse.

Bientôt, quand nous vous aurons tout dit, l^épouvante vous saisira.

Et vous, chrétiens, il ne vous reste plus que de vains mots. La lumière est en vous, mais vous ne savez la faire sortir; vos prières sont mortes, vos pasteurs ont perdu l'intelligence de vos signes sacrés. La foi, eux seuls savent seulement qu'elle a existé; ils la cherchent en vain; vos chants, vos cérémonies, tout est froid et glacé; vos monuments sont des corps où il n'y a plus de cœur. Cet esprit fécondant qui y donnait la vie est parti , il s'est exilé en vous, laissant son squelette; des hommes noirs le galvanisent depuis longtemps. Voyez, disent-ils, il est vivant; apportez-nous vos oflErandes, nous sommes la chair de sa chair ^ les os de ses os. C'est nous qui avons soin de ces autels, nous sommes ses interprètes , il continue de se communiquer à nous !

Cruel abus des choses les plus saintes ! Non, non, Dieu n'est plus avec vous ! Vous avez, comme les vestales, laissé éteindre le feu sacré, et vous êtes tombés dans l'obscurité la plus profonde; en devenant riches, vous avez cessé d'être humbles; au lieu de rester de simples disciples du philosophe Jésus, vous êtes devenus des grandeurs, des révérerœes, des illustrissimes. Vous aviez conquis l'univers en portant une besace et un bâton et en annonçant que votre royaume n'était pas de ce monde; on vous a vus plus tard habiter des palais et faire traîner vos saintes personnes dans des carrosses dorés; on vous a vus soutenir l'oppresseur et abandonner l'opprimé; on vous a vus, vous emparant du pouvoir temporel, devenir usurpateurs de royaumes, y établir la tyrannie, et tenir les nations sous le joug le plus avilissant, enseignant que c'était là la loi de Dieu. Vous qui deviez coucher sur la terre, vous ne trouviez plus de coussins assez moelleux pour vous reposer, et vous laissiez à vos valets le soin de louer Dieu; vous êtes devenus rois de la terre et vous avez perdu l'empire du ciel.

Aussi les cloches de vos monuments ne sont plus bonnes que pour appeler les peuples à la révolte ou pour les faire courir à l'incendie. Personne ne peut plus les entendre avec le cœur joyeux, car on

se rappelle qu'elles ont sonné la Saint-Barlhélerny et bien d'autres massacres. Le peuple les réserve désormais pour en faire des instruments de destruction, et les palais où vous élevez encore vos jeunes lévites doivent bientôt devenir des casernes.

Pourquoi donc vous être reposés quand votre mission était toute de travail et de peines ! Pourquoi disputiez-vous au lieu d'agir ? C'est pendant ce temps que les cœurs se sont desséchés, car cette rosée qui descend du ciel par la prière n'est plus venue les humecter.

Le jour oui vous avez cessé d'avoir des entrailles pour les malheureux, vous avez perdu le don précieux d'agir sur les corps et sur les âmes. Vous avez voulu posséder des richesses et jouir de la vie des riches; votre charité s'est trouvée morte et stérile; car ce nest pas de Cor que vous deviez donner, mais de votre vie.

Voyant que vos œuvres n'étaient plus divines, vous avez changé le langage de vos prières ; mais Dieu n'a pas répondu, car ce n'était pas votre cœur qui demandait, et d'une grande et belle mission vous avez fait un métier. On a fini par rire de vous comme on avait ri des augures de Rome; vous terminerez de même, et cependant Dieu existe.

La véritable foi est Vanlipode du fanalîsmô \ vWe ne prend pas sa source au prêche ou au confessionnal ; on ne la voit pas dans les rues à la suite des processions, elle ne brûle point de cierge en l'honneur de saints de contrebande, le jésui^ tisme lui fait horreur, et jamais elle n'arma la inain de qui que ce soit d'un poignard. Elle né fait pas venir le fiel au cœur ; elle plaint, mais ne condamne personne; elle inspire la prière sans lancer Vanathème. On ne la voit pas dans les égli-^ ses devenues des clubs politiques ; les énergumènes qui vocifèrent dans la chaire de vérité l'attristent sans l'éloigner de Dieu. Au milieu decetégoût du christianisme , de ces faux disciples du Christ, de ces trafiquants de reliques mensongères, elle trouve les choses mises en oubli ou cachées sous des voiles impurs.

Elle n'eût point fait la Saint-Barthélémy, ne se serait pas mêlée à la Ligue en portant le mousquet ^; cette foi ne fait pas de pèlerinage à Romo^ car l'homme qui c^oit en Dieu le regarde comme le seul juge de ses actions, et les bénédictions données par des mains corrompues ne pourraient que

< Un saint pape 'prodigua aux confrères les trésors inépuisables dfi ses indulgences ; il les gratifia de neuf vingt mille ans et neuf vingt mille quarantaines d'indulgences, et la rémission de tous leurs pcî* chés au moment de leur morr.

jeter un voile sombre sur lui et obscurcir son esprit.

Elle ne cherche pas à s'emparer de l'ignorant afin d'en faire un instrument propre à des desseins que l'on ne peut avouer; elle éclaire l'homme sans le corrompre , l'élève et ne l'abaisse pas; au lieu de remplir son âme de terreur, elle la fortifie en lui donnant l'espoir.

Voilà la foi qui donne à l'homme le courage et la vertu réels. Celui-ci ne troublera jamais les États; il n'a point de schisme à craindre ; la maison du Seigneur oùilpie est partout : sa prière perce l'épaisseur des cachots aussi bien que les ténèbres de la nuiti L'épreuve finie, son âme remonte vers l'Éternel, car elle s^^st' épurée sur cette terre, lieu d'exil et de souffrances.

Vous, prêtres, semblables aux médecins, vous ne me comprendrez point; vous êtes animés par les mêmes passions, et ne retournerez point en arrière pour voir d'où vous êtes partis; vous êtes loin du foyer lumineux qui devait vous servir de phare; vous ne le voyez plus, vous ne pouvez plus . vous garantir des écueils qui sont sur votre route : vous n'irez plus que de chutes en chutes.

Le peuple vous voit avec méfiance ; il s'éloigne de vous et ne vous veut plus pour guides. Pou-

vez-voiis l'en blâmer ? Votre résistance à la vérité cessera, mais la science et la sagesse , ce qui est la même chose , ne sera plus avec vous ; votre règne aura fini et lère d'un nouveau progrès aura commencé. Vous persécuterez les nouveau-venus, car le pouvoir sera assez aveugle pour vous servir d'appui ; mais les bûchers sont éteints , ils ne se rallumeront plus ; vous ne pourrez plus , comme vous l'avez fait tant de fois, immoler des victimes humaines. Nous interrogerons devant vous ce que vous appelez les faux dieux , ceux qui animèrent Jeanne d'Arc ^ . Vous savez , cette fille divine que

* Du Christ avec ardeur Jeanne baisa Pimage ; Ses longs cheveux épars flottaient au gré des vents : Au pied de l!échafaud , sans c^ianger de visage ,

Elle s'avançait à pas lents. * Tranquille eHe y monta ; quand, debout sur le faite / Elle vit ce bûcher qui Fallait dévorer , Les bourreaux en suspens , la flamme déjà prête , Sentant son cœur faiblir^ elle baissa la tète. Et se prit à pleurer.

Casimir DEtAViCNE.

Antique cité de Reims, que d'années ont passé depuis qu'une simple villageoise vint dans tes murs mettre le sceau à une série de prodiges ! L'écho redit encore son nom et ses hauts faits , et la postériié les conservera toujours.

Ange ou démon , dis-moi qui t'avait donné la mission que tu sus si bien remplir, et qui t'a causé la mort ; dis-moi à quelle source inconnue tu puisas tes inspirations. Était-ce le Dieu des chrétiens qui te choisit pour accomplir les desseins de sa providence? Par quelle puissance agissais-tu sur ces îiers Anglais, et comment ta présence glaçait-elle leur

courage?

Tout fuyait devant ta bannière, ce magique oriflamme ; quel était

VOUS avez condamnée comme sorcière, et qui fut brûlée vive après votre sentence?

Nous rétablirons les oracles : le secret si longtemps perdu d'entrer en communication avec le passé est retrouvé !

Grands politiques, généraux habiles, votre science a pâli autrefois devant une jeune fille ignorante ; ce sera encore Tesprit des simples qui vous confondra de nouveau , car, à vous, les leçons du passé ne servent point; l'avenir, pas un de vous ne le devine ; vous êtes réduits , malgré toutes vos connaissances , à vivre au jour le jour, vous ne âavez rien prévoir. Votre ignorance vous a fait diviniser le hasard î un être borné Connaîtrais lois de toutes choses et vous les révélera si vous êtes dignes de cette révélation.

donc ton guide ? Le génie des batailles adoré de la Grèce et de Home f était-il apparu? Avais-tu retrouvé les secrets des druides, premiers prêtres dos Gaules ?

Non , tu n'étais qu'une simple villageoise ; la fausse science enseignée par les hommes n'avait point sali ton cerveau; ce poison corrupteur do rintelligence t'était inconnu. Ton ftme, en harmonie avec la natttfe^ ne s'était reposée que sur les ouvrages de Dieu, et tu lus dans le livre fermé des sept sceaux ; tu n'en pus voir qu'une page, et ta vue se troubla , car il y était dit que tu devais mourir \

Fille céleste, délaissée par un roi qui te devait son royaume, tu expiras suf un bûdier ; les tigres qui t'immolèrent avaient besoin de êâàghomain pour assouvir leur rage, et tu devais terminer ainsi ta carrière pour montrer au peuple Fingratitude de la royauté et l'ignorance des prôtres daQulteBOnuttA»

En ces moments d'attente où le ciel tutélaire Veut que de Tavcnir Touvrage s'accélère.

Ce n*est pas seulement à chaque nation , Mais à chaque homme aussi qu'il donne mission, Disant : Voici la part que Je t'ai réserrée ; Quand Je t'appellerai, qu'elle soit achevée.

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