TRAITEMENT DES MALADIES
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La nature offre un moyen universel d»
guérir et de préserver las hommes.
Mesmer.
Il y a quelque chose.au bout pour celui qui marche dans le chemin; il n*y a rien pour celui qui s*égare.
Sentons.
« Bienheureux ceux qui croiront, avait dit Jésus, car ils poseront les mains sur les malades, et les malades seront guéris ! »
Celui qui parlait ainsi disait au paralytique: Marche, et il marchait; à l'aveugle : Vois, et il voyait. Ces œuvres admirables s'accomplissaient devant la foule, qui rendait témoignage, tandis que les scribes et les pharisiens, rejetant ces miracles, s'apprêtaient dans le silence à punir celui qui les accomplissait !
Moi aussi, chétive créature de Dieu, j'ai cherché à croire; j'ai posé les mains sur les malades, et les malades ont guéri. Mais quelle différence dans les œuvres ! Celles du Fils de Dieu étaient promptes comme son désir, sublimes comme sa vertu; les miennes étaient lentes à se produire et demandaient un long labeur.
Mais enfin ces guérisons s'accomplissaient, et les malades, abandonnés de la médecine entière, trouvaient un terme à leurs maux. Les scribes et ' les pharisiens d'aujourd'hui, semblables en tout à ceux du temps de Jésus, nient les nouveaux prodiges, et s'ils manquent de pouvoir pour tuer celui qui les produit, ils le signalent à la foule comme un vil imposteur. Ah! gens sans vertu, je suis maintenant peu touché de vos insultes, ne les méritant pas; je les préfère à vos louanges, car elles doivent flétrir celui à qui vous les accordez.
Vous, apôtres delà divine doctrine de Jésus, vous qui avez souffert le martyre pour votre maître, vous étiez moins à plaindre et souffriez moins des tourments que vous infligeaient les barbares que ne souffrent les gens innocents d'aujourd'hui, que l'on torture, non pour leur foi, mais pour des maux que Ton ne sait guérir.
Lé fer, le feu, le poison sont tour à tour mis en
usage, et bien peu échappent à leur terrible emploi. Heureux sont ceux qui meurent d'une mort prompte, d'une mort que l'Eglise réprouve; ils échappent ainsi à la science et se soustraient seuls au martyre.
La terre ne s'ouvre que pour des malheureux déchirés par lambeaux, ou couverts de plaies faites par des mains savantes; le poison est dans les veines de tous ces cadavres, et leurs figures n'expriment plus le calme de la mort.
N'existe-t-il donc rien autre chose, pour guérir les malades, que cette science douteuse enseignée dans les écoles? Faut-il qu'à jamais l'humanité se courbe devant les interprètes de faux dieux? La vie ne peut-elle finir sans d'horribles tourments?
Tristes recherches! cris inutiles! les plaintes peuvent-elles empêcher un fleuve débordé d'entraîner dans son cours rapide les imprudents qui plantèrent leur tente dans son voisinage? Ah! du moins, secourons-en quelques-uns; tendons une main fraternelle à ceux qui sont à notre portée; ces victimes arrachées au trépas auront souvenir du danger qu'elles ont couru, et c'est ainsi que les écueils de la fausse science seront signalés.